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Au-delà de mon Blog...

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe

















Pour moi un des critères importants lorqu'on part à l'étranger pour pratiquer le volontariat est de partager son expérience avec autant de gens possible. C'est ainsi qu'on peut collectivement prendre conscience des différentes situations sociales, économiques et environnementales qu'on retrouve dans le monde.

En ce qui me concerne je partage mon expérience de Salacuim au Guatemala avec des textes au travers ce blog.

Également je partage des textes avec un plan de commandites et du support des médias de mon village de Hearst.

C'est donc mensuellement à l'aide d'article de journaux et de capsules radios que j'ai une occasion de plus de partager mes idées, mes opinions ainsi que la situation au Guatemala.

Dans la liste ci-dessous vous pourrez lire les articles qui furent publiés dans le journal Le Nord durant mes 6 premiers mois de volontariat.

1) Il faut toujours croire en ses rêves
2)Un rêve devient une réalité
3)Mon adaptation à Salacuim
4)Vivre simplement est un luxe
5)Le transport "hors du commun"
6)Dans quel état laisserons-nous la terre pour les prochaines générations
7)La terre n'est pas une poubelle
8)Le capitalisme ne fait pas ses preuves




Et dans la liste ci-dessou vous pourrez écouter les capsules radios qui furent diffusées sur les ondes de la radio CINN FM.

https://skydrive.live.com/redir.aspx?cid=14907a27bc858573&resid=14907A27BC858573!117&authkey=YHD76!yvYjc%24




Chronique #1: Février 2011
Chronique #2: Mars 2011




Chronique #3: Avril 2011

Plan de commandites
Logo et lien internet de Pepco, Rona, Le Nord et Radio CINN FM
C'est avec l'aide de commanditaires de ma ville de Hearst, Pepco et Hearst Rona et l'espace médiatique que me donne le journal Le Nord et la radio CINN FM.

Encore une fois merci à

Et merci au journal Le Nord et à la radio CINN FM pour le précieux espace médiatique qu'ils me procurent.

Et un grand merci à tous les lecteurs de mon blog qui sont eux aussi des ambassadeurs et des agents de changements. Ensemble nous pouvons grandir et marcher Vers un nouveau monde...

À bientôt!
Stéphane

Top 5 des réalités les plus fascinantes à vivre

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe

Photos: Des hommes plantant des graines de maïs...
...une activité de base leur permettant de nourrir leur famille

Chers lecteurs et chères lectrices. J'espère que vous êtes fidèles au rendez-vous car comme promis me voilà de retour avec un texte sur les cinq réalités de Salacuim qui me permettent de vivre une expérience inspirante, profonde, et combien enrichissante.

Une des raisons importantes de partir vivre à l'étranger dans un pays plus pauvre que le nôtre c'est de pouvoir prendre un recul sur notre vie et commencer à apprécier davantage ce que nous offre notre propre pays, notre ville, notre famille et nos amis. On réalise à quel point on est chanceux d'avoir ce qu'on a. Mais ce qui est aussi important c'est de découvrir et de partager les richesses présentent dans ce nouveau milieu.

Par exemple lorsqu'on partage avec notre famille les réalités les plus difficiles de notre nouvelle expérience de vie, il faut bien savoir dresser le portrait. Parce que parfois ce que l'on présente comme un élément de la réalité (ex: douche à l'eau froide, coquerelles sur le comptoir, grenouilles dans la maison) peut être perçu comme un élément négatif. Alors il faut comprendre et expliquer que le visage de la réalité n'est pas toujours plaisant à voir et à vivre mais qu'il en reste néanmoins une richesse hyper importante car c'est ce côté différent qui revalorise et rehausse les valeurs de la vie à lesquelles nous accordons une plus grande importance.

En ce qui a trait aux réalités positives celles-ci sont d'une richesse incroyablement profonde, tellement qu'elles réussissent à transformer notre vie pour toujours. Elles nous permettent de complètement s'épanouir, d'apprécier et d'adopter avec joie ce nouvel environnement de vie. Alors sans plus tarder c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je vous présente le top 5 des réalités les plus plaisantes à voir et à vivre dans mon petit village de Salacuim au Guatemala!

1) La vie de base:
Dans notre société moderne où tout va trop vite, où la technologie s'empare de la majorité de notre temps, et où des milliers de lois et de règlements semble nous étouffer, c'est vraiment rafraîchissant de se retrouver dans un milieu où la technologie et le matériel n'ont pas encore réussient à bien s'enraciner et où tout est plus ou moins permis. Par exemple, même si c'est plus dangereux, ça fait du bien de pouvoir se déplacer par dizaines dans des boîtes de pick-up ou de monter sur le dessus d'un minibus sans craindre les ordres policières. Également, une activité comme laver le linge à la main nous permet de nous retrouver avec nous-même, de chanter, de danser, de parler avec nos voisins laveurs-de-linge, de planifier notre journée, de tirer de l'eau aux enfants, etc. Une autre activité de base est de planter des graines de maïs. Ceci nous permet de nous connecter avec la terre. On apprécie la semence, la terre, l'eau et le soleil car on le sait que la population locale est dépendante de la récolte pour se nourrir. Semer des graines de maïs ou autre produit d'agriculture c'est aussi un évènement culturel social traditionnel. Les gens s'entraide lors des périodes de semence. On partage la main d'oeuvre, les outils, la nourriture. On blague, on chante, on se raconte des histoires et on apprend à se connaître.

À Salacuim il y a plusieurs autres activités qui nous permettent de vivre la simplicité de la vie, telles manger avec nos mains, préparer des tortillas avec les voisins, prendre le temps d'apprendre le dialecte q'eqchi' avec les jeunes du village en se balançant dans le hamac, jouer au soccer sans règlements précis avec les collègues de travail et les ados, etc.

Je dois aussi mentionner qu'à part le cellulaire et le mp3 il n'y a pas vraiment de jouets électroniques à Salacuim. Je n'ai pas encore vu ou entendu parler de Nintendos, de Playstations ou de Xbox. Ce qui veut dire que les jeunes sont souvent dehors. Soit ils jouent, soit ils apprennent à travailler dans le champs ou encore à s'occuper de la petite entreprise. Les jeunes apprennent aussi très tôt à préparer des tortillas, à veiller sur leurs jeunes frères et soeurs, à grimper dans les arbres afin de cueillir les fruits.

En résumé, la vie ici est simple et amusante, comme dans le bon vieux temps!


Photo #1: Une femme lavant son linge sur un rocher dans la rivière et Photo #2: Me voici en train de semer des graines de maïs avec Cristobal.


Photo #1: Cet homme d'affaires offre un service de livraison à domicile, version Purolator de Salacuim et Photo #2: Plusieurs femmes pratiquent encore le tissage à la main.

2) Les enfants:
Pour moi, les enfants représentent le bonheur, la pureté, l'innocence, la curiosité, l'intelligence, la passion, le rire. Les enfants de Salacuim ne font pas exception à cette règle, ils sont tellement inspirant. Je prends toujours le temps de parler et jouer avec eux, de leur enseigner l'anglais, de leur parler de ma famille, de mes amis, et de mon pays le Canada. Parfois les jeunes ne semble pas vouloir quitter la maison alors que je doit retourner au travail. La façon la plus efficace que j'ai trouver afin de les faire sortir de la maison est de les chatouiller. À Salacuim je suis le Roi des chatouilles (El Rey de las cosquillas!). Quand je leur dit: "Ahorita hay que irse, el Rey de las cosquillas necesita regresar a su trabajo!" Ils bondissent partout et partent à courir pour fuire les chatouilles. Comme je m'amuse avec eux!

Également avec Margarita et Pablo, mes copains volontaires, on aime inviter les enfants à déguster un verre de jus de fruits frais et/ou de manger avec nous. On les invite aussi à pratiquer la lecture, à danser, à chanter, à dessiner. Ils nous posent des milliers de questions à propos de notre vie, de notre pays. C'est vraiment plaisant de pouvoir partager sa vie avec autant de petits anges.


Voici la petite mignonne Vilma Judith


Photo #1: Jackson et Vivian nous présente leur bricolage et Photo #2: Maria Fernanda et Nilda posent avec leur costume traditionnel.


Les fillettes sont toutes souriantes!

3) Les gens:
Les gens vivant à Salacuim font partis de la culture autochtone maya-q'eqchi'. Voici en quelques mots un portrait de ces formidables gens: Le sourire, la politesse, l'horizontalité, l'informalité, la générosité, la patience, et la timidité. À Salacuim les gens ne vivent pas dans une structure hiérarchique prononcée. Oui, il y a des gens qui occupent des positions de décisions mais ils ne prétendent pas être au-dessus de leurs affaires. Ils vivent tous la même situation, soit dans une région pauvre et en voie de développement, donc ils se respectent, s'entraîdent et travaillent ensemble vers un jour meilleur, tout ça dans un univers informel. La communication et les actions formelles existent mais c'est dans les un milieu informel que les gens sont le plus en confiance.

On se rend compte aussi que, dans un environnement comme Salacuim, lorsque la valeur associée au matériel est presque inexistante, les gens vivent moins de la superficialité mais plus des valeurs humaines de base. En plus, vivant dans un pays instable où tout est possible, où le lendemain est toujours incertain, et où à eu lieu un conflit interne sanglant pendant près de 40 ans, les gens ont appris à vivre et à apprécier le moment présent. Ils prennent le temps de vivre. Ils marchent lentement et au rhythme de la chaleur tropicale. Moi je dois encore m'habituer à ralentir afin de suivre leur rhythme "escargotesque". À Salacuim peu importe l'imprévu, les gens continuent à rire, à faire des blagues, à s'amuser et à accepter la situation avec un sourire. Et moi je les regarde en me disant, "Mais comment font-il ça?" Nous on deviendrait frustré, fâché et en perte de contrôle. Par exemple, lors d'une visite d'un des donateurs de la Fondation Laguna Lachuá, juste avant une réunion importante, l'électricité est tombée en panne. Alors les présentations PowerPoint ne servaient plus beaucoup. Au lieu de se stresser avec la situation, les gens locaux s'adaptent rapidement et présentent leur projet d'une différente façon. Ce sont des gens intelligent, intéressant et bien conscient de leur situation. Ils ont une approche légère face à la vie.


Voici mon ami Neto un collègue de travail


Et voici son épouse Sandra qui s'occupe de leur petit dépanneur

4) Les paysages:
Salacuim est située dans une des dernières forêts humide du Guatemala. Alors imaginez-vous que dans un tel endroit tout pousse partout, rapidement et constamment. On se rend compte qu'ici c'est la nature qui prédomine. Suite à de nouvelles piqûres d'insectes ou à de nouvelles tâches bizarres apparaissant sur ma peau, mon copain Pablo du Chilie me répète: "Tu vois Estefan, ici ce n'est pas toi qui vis dans la jungle, mais bien la jungle qui vit dans toi!"

Pour ceux qui comme moi adore les insectes, les animaux et tout ce que nous offre la nature, Salacuim est un petit paradis naturel. Les levers et les couchers du soleil au-dessus des arbres tropicaux et des montagnes sont absolument magnifiques. Les chants variés des oiseaux, les couleurs vives des papillons, les nombreuses grenouilles colorées, forment un spectacle naturel quotidien et une orchestre "bio-symphonique". Il y a aussi plusieurs épices qui poussent tout naturellement ici. Le persil, le cacao, le coriandre, l'origan, le piment, la cannelle, le laurier et j'en passe. Et que dire des fruits tropicaux qui sont disponible dans la cour arrière de la plupart des petites maisons de Salacuim. Pour en connaître davantage sur les délicieux fruits qu'on retrouve à Salacuim suivre la lecture ci-dessous au point #5.


Voici quelques photos dignent de la richesse de la forêt humide entourant Salacuim

5) Les fruits:
Mordre dans un fruit c'est comme croquer dans la vie. L'énergie vitale présente dans les fruits tropicaux combinée avec le soleil et la chaleur de Salacuim sont une source de plaisir sans fin. Voici une liste de fruits qui poussent ici et là dans les arbres et le sol de Salacuim: Bananes, platanes, mangues, ananas, limes, melons, papayes, noix de coco, avocats, et autres fruits tropicaux qui m'étaient inconnus jusqu'ici: melocotones, nances, rambutanes, et autres. Les enfants du village nous offrent souvent des fruits fraîchements cueillis des arbres ou du sol. On les déguste en entier, on les passe au mixeur, on les frie ou on les fait bouillir (les fruits pas les enfants :)


Photo #1: Des tranches d'un "melocoton" et photo #2: Un melon d'eau qui pousse sur le sol rocheux des voisins


Me voici avec la petite Maria Fernanda en train d'arranger le "melocoton"

Alors comme vu avez pu le constater, vivre à Salacuim nous procure une série de réalités plus fascinantes les unes que les autres. Ici j'apprends à vivre la simplicité de base avec comme instrument la bonne volonté humaine: le partage, l'entraide, l'amour inconditionel, etc.

Passer 2 ans de ma vie à Salacuim représente pour moi la découverte d'un trésor incroyable. J'apprends à vivre comme eux en y partageant autant que je le peux des histoires de mon pays, de mon village, de ma famille. Parce que nous aussi il faut le reconnaître que comme canadiens nous avons de très bonnes valeurs à partager.

Alors oui maintenant vous avez amplement de bonnes raisons de venir me visiter à Salacuim afin de connaître ce petit coin de paradis guatémaltèque!

À bientôt






















Top 5 des réalités les plus difficiles à vivre

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe
Ce qui était nouveau, amusant et différent au tout début l'est beaucoup moins maintenant...

Voilà déjà presque 6 mois que je vis mon aventure de coopération internationale au Guatemala. Plus précisément c'est à Salacuim où j'ai la chance de mettre en pratique mon rôle de volontaire. Salacuim est un petit village d'environ 2,000 habitants autochtones Maya-Q'eqchi' qui se retrouve au nord du pays dans le centre de l'une des dernières forêts tropicales du Guatemala.

Aujourd'hui j'ai décidé de vous présenter une liste des cinq (5) choses les plus difficiles à voir et à vivre à Salacuim, ce petit village rural qui est en voie de développement.

1) Les déchets: Lorsqu'il n'y a pas de système de collecte de déchets et lorsque le niveau d'éducation et/ou de sensibilisation est faible, les gens gèrent leurs résidus (organiques, inorganiques et chimiques) comme ils le peuvent. Certains le font mieux que d'autres. La plupart font des petits tas et brûlent leurs déchets.


Voici une photo de la cour arrière de chez nous. Les voisins jettent leur déchets un peu partout dans la cour. De temps à autre je ramasse une partie du "dépotoire privé". Je veux essayer de mettre en place un système de collecte des vidanges avec les voisins. À suivre...

2) Le transport en commun: Les fameux minibus de Salacuim et de la région! Comment vous expliquer la sensation d'entrer et de sortir de ces "petites boîtes à sardines"? La chaleur, la sueur, la poussière du chemin de gravier, les chemins cahoteux, les jambes écrabouillées, les fesses engourdies, la tête de gens endormis qui tombe sur nos épaules, ainsi que les longues heures d'attentes avant que le minibus parte (car le chauffeur ne part pas avant que le minibus soit plein). Est-ce que je vais m'habituer à ce mode de transport? Il semble que oui, à voir les gens d'ici les utiliser de façon régulière et sans se pleindre.


Ah!! et j'oubliais de mentionner que parfois, lorsque le minibus est plein à craquer, on doit monter sur le "top", à moins que vous êtes prêt à attendre une, deux ou trois autres heures pour le prochain minibus, qui de tout façon sera plein à craquer lui aussi! Allez hop on monte!!

3) Les animaux, mais surtout les chiens: Ici les gens ont tous un chien, ou deux, ou trois, ou plus. Pourquoi ont-ils des chiens? J'en ai aucune idée. Ce n'est certainement pas pour qu'ils défendre leur propriété car les pauvres petits sont tellement maigre et faible (sauf quelques-uns) qu'ils en serait difficile sinon presque impossible. En plus ils ont tous une grande peur des humains. C'est sans doute parce que dès leur jeune âge ils reçoivent leur part de coups de pieds et de claques. Alors pourquoi les gens ont des chiens? Cherchez. Voici d'autres désavantages d'être un chien à Salacuim: Vous serez un sac à puces garantis. Vous ne pourrez alors pas jouer car il vous faudra constamment vous gratter et vous mordiller toutes les parties du corps. Vous devrez aussi trouver votre propre nourriture. Il vous faudra fouiller dans les déchets, vous battre contre d'autres chiens pour un os de poulet ou un morceau de viande crue, ou encore voler la nourriture qui traîne dans les maisons. Les chiens sont plutôt malheureux ici. Moi j'ai décider de m'occuper de trois d'entre eux. Ils s'appellent Pichi, Muñeca et le petit Blacky. (Voir les photos et la vidéo Youtube).


À gauche le mal-aimé Pichi et à droite sa nouvelle copine Muñeca (qui signifie poupée en espagnole)

Cliquer sur lien suivant pour visionner une vidéo du pauvre petit Blacky qui ne voulait pas sortir de ma chambre à coucher. Voyez-vous sa petite bedaine remplie de parasites intestinales? http://www.youtube.com/watch?v=Vy_jdIiSKIc

4) Les bruits nocturnes: Pourquoi faire autant de bruit la nuit. La nuit c'est fait pour dormir, pour se reposer afin de faire le plein dans la tranquilité absolue de l'univers. Mais cette théorie n'a pas sa place à Salacuim. Ici peu de personne, incluant les animaux, respèctent la loi du silence de la nuit. Commençons par les coqs et les chiens qui respectivement chantent et aboient sans aucune raison qui me semble intelligente. Continuons avec les minibus qui à partir de 3:00am klaxonnent dans les rues afin d'avertir les gens qu'ils partent pour les villes de Cobán ou d'Ixcán. Quand j'entend le klaxon je me réveille en sursaut et je cris, "Claxon del Mal!!". Et qu'en est-il des fameux défilés nocturnes où l'on fait éclater des milliers de pétards et où l'on dicte un discours dans un haut-parleur. Ici quand on célèbre un évenement spécial on le fait la nuit durant un défilé bruyant. Et pour terminer cette cacophonie insuportable, une partie des gens qui se lèvent à partir de 5:00am, afin de fermer ce cycle dément de bruits nocturnes, décident de mettre de la musique et chanter des rancheras mexicaines à tue-têtes. Alors bon matin! Vous avez bien dormis?

Cliquer sur le lien suivant pour écouter quelques bruits nocturnes que j'ai enregistré dans la noirceur vers 3:30am couché dans mon lit: http://www.youtube.com/watch?v=LO03hPrWclI

5) Les petits dépanneurs: Comme je l'écrivais en début de texte, à Salacuim vivent environ 2,000 âmes. Pourtant il semble avoir un dépanneur pour environ chaque 50 personnes. Pourquoi les gens vendent-ils tant de produits de consommation? La plupart des produits qu'on retrouve sont des boissons gazeuses, des croustilles, des petits gâteaux, et plusieurs autres sucreries. Oui on y retrouve aussi des légumes, des fruits, des pâtes et autres produits santé mais pas beaucoup. Avec autant de compétition il est pratiquement impossible de générer suffisamment de revenu pour en faire une affaire profitable. Même si le petit dépanneur représente une source de revenu, bien que modeste, pour plusieurs familles qui veulent complémenter leurs ventes de maïs et de quelques autres produits de leurs terres, le problème c'est qu'on encourage la consommation et l'accumulation de déchets de plastiques, d'aluminium, etc.


Voici Margarita avec les petites voisines devant le dépanneur de leur maman Claudia.

C'était donc le top 5 des réalités difficiles à vivre dans le beau petit village de Salacuim. J'aurais aussi pu vous parler de d'autres réalités qui n'ont pas fait le top 5. Comme par exemple dormir sous la mousquitaire, des pannes électrique récurrentes, des douches à l'eau froide, des milliers de coquerelles et autres insectes qui nous piquent en cachette, et j'en passe...

Maintenant ça vous dit de venir passer quelques jours à Salacuim? Non? Oui?

Afin de vous aider à prendre votre décision dans un prochain blog je vais vous présenter le top 5 des réalités qui font que j'adore Salacuim, et qui me permettent de vivre une expérience totalement fascinante, enrichissante et plaisante.

Hasta la proxima!


Encore sans électricité! C'est pas grave, on fait comme au camping, on s'organise :)

Los Chapines (partie 2): Les imprévus

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe
"Maintenant? On part maintenant?", je demandais à quelques collègues de travail. "Mais on avait dit qu'on partirait jouer au fútbol (soccer) à Ixcán seulement vers 16hoo. Il n'est que 13h30! Je ne suis pas prêt. J'ai encore du travail à compléter." L'un d'eux, Francisco, m'a répondu, "Allez embarque! Dépêche-toi. Va préparer tes affaires on t'attend."

Imprévu (une définition): Qui arrive sans avoir été prévu et qui déconcerte


Me voici dans la boîte d'un pick-up avec Francisco. On se rend à Ixcán pour jouer au fútbol (soccer).

Chers lecteurs passionnés et assidus, je vous présente le deuxième d'une série de courts textes sur les Chapines. Lors du premier texte j'avais décris l'origine du mot Chapin ainsi que quelques-unes de leurs expressions typiques. Cette fois-ci je vous parle du monde imprévu des Chapines. À noter que le contenu de mes textes sur les Chapines est une opinion personnelle et qu'en aucun cas mon intention est de dresser un portrait général de la population Chapin au Guatemala.

Pour ceux et celles qui n'auraient pas lu le premier texte: "Los Chapines (partie 1): Préface", ou qui ne s'en souviennent pas, la dénomination Chapin est utilisée pour nommer les habitants du Guatemala. On appelle les hommes Chapines, et les femmes Chapinas.

Maintenant revenons au sujet du présent texte: Los imprevistos (les imprévus). Contrairement au monde des attentes, qui selon moi ne renferme aucune surprise et qui est plus ou moins excitant, le monde des imprévus est surprenant et magique. Lors de mes premiers mois au Guatemala il me semble que j'ai vécu une quantité innombrable d'imprévus. Tellement, que dès mon début ici, j'avais qualifié le Guatemala d'un pays où "Nunca se sabe" et "Todo es posible". Ce qui veut dire, en français, que c'est un pays où l'on ne sait jamais ce qui peut arriver et que tout est possible.

Dans un pays où reigne une instabilité politique, économique et sociale, au Guatemala les imprévus font partis de la vie courante. Ce qui fait que les Chapines et Chapinas sont des gens conditionnés à ceux-ci. Je crois que l'indicateur qui me permet de constater que les Chapines sont adaptés aux imprévus est qu'il ne se plaignent pratiquement jamais. Ce qui veut dire qu'ils ont développés l'art d'accepter la situation qui se présente, quelle soit positive ou négative.

Voici quelques exemples:

1) Du jour au lendemain, suite à un incident violent, le gouvernement déclare l'état d'urgence ou "estado de sitio", ce qui enlève les droits constitutionnels aux citoyens.

2)La pluie diluvienne a rendu les chemins de graviers boueux et glissants, c'est alors que lors de l'ascencion d'une colline, le conducteur s'arrête et invite les passagers à sortir, de se placer derrière le bus et de le pousser, car avec le poids des bagages et des gens il ne réussi pas à rouler jusqu'au haut de la pente.

3)Lors des campagnes présidentielles, les candidats pigent dans les budgets nationaux et soudainement il n'y a plus d'argent pour payer les salaires de certains fonctionnaires publiques, comme les professeurs, les gardiens de parcs naturels, etc...

4)Le minibus s'arrête subitement, loin de la destination finale, et le conducteur avise les passagers qu'une manifestation bloque la route. C'est alors qu'il nous indique qu'on doit descendre du minibus et traverser à pied la zone de manifestants afin de prendre un autre minibus de l'autre coté.

5)La communication informelle est encore la forme verbale la plus utilisée et répandue au Guatemala, ce qui veut dire que si les coopérants-volontaires (comme moi) ou les nouveaux employés ne sont pas au centre du cercle de confiance, ils ne seront pas avisés d'une multitude de nouvelles et d'activités.

6) Je suis assis à la table de la cuisine avec mon ordinateur quand j'aperçois dans la maison une rencontre émotionnelle entre deux poussins qui s'étaient perdus (voir la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=7OSplvlELAg )

7) Avant de prendre une douche, j'étire le bras afin de fermer le rideau quand soudainement j'aperçois coller sur celui-ci une belle grosse grenouille jaune qui me regarde.

8) Après avoir passé 68 heures sans électricité, deux jours plus tard une petite pluie réussie à quitter de nouveau l'énergie électrique pour "dieu sait combien longtemps!"

9) En pleine nuit je me réveille rafraîchit par des gouttes froide, et là je réalise que la pluie passe à travers le toit de tôle au-dessus de mon lit. Je grogne de rage un peu, me couvre le corps et la tête avec le drap, et retombe endormi.

10) En attendant de prendre un minibus, j'étais dehors, debout au comptoir d'un petit magasin, et je buvais une boisson gazeuse. Tout à coup j'aperçu un petit poussin rose. "Tu rêves!", m'ont dit mes copains.


11) À Salacuim, afin de faire entrer le vent, qui de toute façon n'existe pas ici, nous vivons avec les portes ouvertes ce qui veut dire qu'à tout moment nous reçevons de la visite à l'improviste. La plupart du temps ce sont des enfants qui viennent nous vendre un fruit ou une autre nourriture locale. On en profite alors pour pratiquer la langue Q'eqchi', offrir des classes de danse style libre (voir la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=c8JlEV-9-9A), préparer un jus de fruit (licuado) et du maïs soufflés (poporopos), ou organiser des sessions de lecture (voir les photos).


Photo #1: Les petits mangent le maïs soufflés (de g. à d.): Jackson, Claudia, Vilma Judith, Vivian et Maria Fernanda et Photo #2: Une session de lecture

Ceci est seulement un échantillon des évènements imprévus que j'ai vécu et que vivent quotidiennement les Chapines.

Personnellement j'adore les imprévus. À chaque fois que j'en rencontre un j'essaye d'observer la magie qui va en sortir. Selon moi, la majorité des imprévus nous réservent une surprise positive. Que ce soit une rencontre innatendue dans un pays lointain, la découverte d'un lieu incroyable après avoir choisi le mauvais chemin, ou une soirée à jouer aux cartes en familles suite à une panne électrique. Pour moi le monde du "nunca se sabe" et "todo es posible" est fascinant. Certes je comprends et admet que les imprévus difficiles, tels les accidents mortels, les maladies graves ou autres incidents malheureux sont durs à prendre. Mais peut-être eux font-ils plus partie du destin et non des imprévus.

Alors puisque les imprévus me rendent heureux, je peux dire que je suis tombé dans le bon pays afin de vivre une expérience des plus enrichissante. Vive le monde Chapin!

LES IMPRÉVUS:
À l'heure de l'imprévu
C'est l'appel de l'innatendu
Sera-t-il notre ennemi ou notre ami?
Vous choisissez: la déception ou la magie

L'imprévu nous dégourdi le corps
Lorsqu'il arrive, les dents on se les mords
Mais peu à peu apparaît le sourire
Et comme certains Chapines, pourquoi pas en rire

Après l'imprévu on est davantage réveillé
Soudainement on revient à la realité
Cette realité du moment présent, où
La planification, les attentes ne valent pas un sous

L'imprévu est porteur de conseil,
Ouvrez grand les yeux et les oreilles.
Et tout comme le ferait un vieux sage
On doit apprendre à tourner la page

L'imprévu il faut l'écouter
Il faut aussi savoir l'apprécier

Il est donc aussi un professeur
Les leçons de la vie sont à l'honneur

À l'intérieur de chaque seconde,
Peu importe où l'on est dans le monde,
Est disposer notre ami l'imprévu

Toujour prêt à sortir afin d'être vu

Est-il un malcommode ou un gêné?
Jamais pouvons-nous déterminer,
Ou connaître le moment précis

Où il va nous saluer comme par magie

Stéphane Lapointe, Guatemala Juin 2011


I have been in Whistler now for a little over 24 hours. Too often in our communities, in our organizations, in our circles of influence, we are putting ourselves behind our own barriers. Lots of things are possible and often they don not always require huge budgets - people with ideas and a willingness to make a difference.

 

Friday - 16h - 16h30

Grocery shopping in a small business selling organic food / org - people welcome you with a smile

 

Friday 4:30 p.m. to 5:30 p.m.

Visit the Apple Store - the customer service process - 'Genius Bar' to follow up to my computer -  quite an innovative proess and focused on customer service.

 

Friday 18h - 20h

Rollerblading in Stanley Park and English Bay. People of all types, having fun. No need for big things, youth, teens, families, single people - skating, walking, jogging, biking.

 

Saturday 7:30

Witnessed the departure and arrival of the first Whistler’s half-marathon.  Initially the idea of a person and in a short time, the event was sold out. Great success and the event will certainly be back next year.

 

Saturday 10:30

Attended a peaceful demonstration against Whistler’s municipal council to eliminate free parking. A really hot topic in Whistler. The event, Hell No We Won’t Pay, has attracted over 1000 people and was initiated by a young 17 years old, through her Facebook.  In a very short time, she had reached out to more than 3,000 people - a real leader despite her young age.

 

Saturday 20h

Outdoor gathering with neighbors. Friendly people and an incredible variety of experiences. French, Swiss, English, Ontarians, Quebecers and others. Full of inspirational people who have chosen to leave the traditional model of society and to let go and live the present moment. Incredible stories.

 


Los Chapínes (partie 1): Préface

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe

Photo: Quelques collègues chapínes; membres du personnel de la FundaLachuá

"Le Chapín est cette personne rêveuse, un peu conformiste qui fait toujours les choses "un peuplus tard". C'est cette personne qui pour Noël n'échangera pas ses "tamalitos" pour le plus délicieux morceaux de dindon. Le Chapín es celui qui quand il fait froid se prépare une boisson chaude à base de maïs, et c'est aussi celui qui quand il monte dans le transport en commun reste debout même si tout les siège sont vide. Le Chapín est travailleur et ingénieux, nous sommes tous fier d'être nées dans ce petit morceaux de terre qu'on nomme le Guatemala." -- texte de Pampa

Bonjour chers amis lecteurs. Je vous présente le premier d'une série de courts textes sur les Chapínes. Je commence par un texte explicatif sur les Chapíns, ce qui inclut; l'origine du mot, une habitude typique et finalement quelques expressions Chapínes.

D'abord voyons ensemble une courte introduction sur les Chapínes. Comme vous l'avez sans doute réalisés dans le paragraphe d'intro, la dénomination Chapín est utilisée pour nommer les habitants du Guatemala. Ici on appelle les hommes; Chapínes, et les femmes; Chapínas.

Mais d'òu vient l'origine de ce surnom?

Il existe deux théories de l'origine du mot Chapín. La première théorie stipule que l'expression Chapín proviendrait d'un type de chaussure qu'on retrouvait au Guatemala à l'époque, la chopine. C'est surtout en Espagne qu'on produisait cette chaussure et le matériel qu'on utilisait pour construire son sabot d'une hauteur exagérés était le liège. Les indigènes guatémaltèque la chaussaient lors de leurs déplacements et au cours des années les habitants de différents pays commencèrent à surnommer les guatémaltèques; los Chapínes y las Chapínas.

La deuxième théorie dit qu'il se pourrait que l'expression proviennent du nom de quelques gens nobles de l'époque qui occupaient de haut postes à l'intérieur du pays du Guatemala.
À noter que dans quelques autres pays d'Amérique centrale on utilise aussi les surnoms pour nommer les habitants. Par exemple:

Costa Rica: les hommes Ticos et les femmes Ticas
Honduras: les hommes Catrachos et les femmes Catrachas
Nicaragua: les hommes Nica, Pinolero ou Nicoyo et les femmes Nica, Pinolera ou Nicoya/a
Panama: les deux sexes Pana
El Salvador: les hommes Guanaco ou Salvatrucha et les femmes Guanaca ou Salvatrucha

Et au Canada? Nous sommes des Canucks.
Avant de passer aux expressions, voici une habitude bien Chapín. Ici au Guatemala la mode est de soulever le t-shirt au-dessus de la bedaine. Quand il fait chaud, ce geste, qui côté "look" n'est pas trop impressionant, fait vraiment la différence. C'est efficace...et c'est contagieux! Je me rends compte que de plus en plus je pratique cette mode.

Voici Raúl, un collègue de travail, qui tout comme bon Chapín a décidé de soulevé son t-shirt

Pour terminer ce premier texte passons aux expressions Chapínes. Tout comme le mot Chapín commence avec les lettres "CH", et bien la plupart des expressions typique du Guatemala commencent aussi par ces mêmes lettres "CH". Voici une liste de quelques-unes des expressions purement Chapín!

Mot Chapín (mot espagnol) en français:

Chilero (bonito, differente, atractivo) beau, différent, attra
Chuchitos
(comida tipica similar a los tamalitos) un plat typique semblable au tamalitos
Chuchos
(perros o alquien ambicioso) un chien ou quelqu'un d'ambicieux
Chunto (pavo) Dindon
Chirmol (ensalada de tomate picante o no) une salade de tomates, piquante ou non
Chingon
(molesta, hacer bromas) déranger, blaguer
Chicos
(una fruta) un fruit
Chulear
(enamorarse) tomber amoureux
Chambon
(ocioso, peresozo) oisif, paresseux
Chispudos
(agil para trabajar, hacer cosas rapido) habile au travail, exécute les tâches rapidement
Chibolas (pelotas pequenas) petites balles
Chirices (niños pequeños) petits enfants
Chulos /a (bonitos, guapos, hermosos) beaux, jolis,
Chancletas (sandalias) sandales
Chambeadores (trabajador) travailleur
Chupar (tomar mucho licor) prendre un coup, boire beaucoup
Chiripa (pura suerta, casualidad) pure chance, hasard
Chicharon (piel tostado de cerdo que se come) peau de porc rôti qu'on mange avec passion
Chunches o chivas (tus pertenencias, tus cosas) tes biens matériels, tes choses
Chimar (tener relación sexual) avoir une relation sexuelle
Chutes (entrometido) indiscret
Chingar (molestar, joder) déranger, agacer
Chichon (golpe que se hincha) une bosse

Voici quelques photos de mes amis les Chapínes et les Chapínas
Photo #1: Vilma Judith, sa cousine Maria Fernanda et le petit Blacky et Photo #2: de g. à d. Raúl, Pablo et Herbert


Photo #1: Un groupe de Chapínas lors d'une visite d'une plantation de cacao et Photo #2: Moi et le père d'Erik Ac Tot, un collègue de travail, sur sa terre de mais.


Deux jeunes Chapínes qui pêchent dans leur étang et qui habitent tout prêt de chez nous

Lors des prochains textes nous allons connaître davantage les Chapínes. Qui sont-ils? Comment vivent-ils? Quels sont leurs qualités, leurs défauts?

À la prochaine!

Stéphane de Chapínlandía


Le XXXVIIe demi-marathon de Cobán

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe


Nous étions plus de 6,000 coureurs à se lancer vers l'objectif de compléter les 21 kilomètres du demi-marathon de Cobán. C'est vers 8:00am qu'on a décoché le pistolet de départ. Déjà à cette heure le soleil et l'humidité étouffaient l'air ambiant. Les coureurs pressentaient une course difficile et exigeante.



Le départ du XXXVIIe demi-marathon de Cobán est lancé (photo: Prensa Libre)

En ce qui me concerne, je me sentais bien préparé pour cet évènement international, qui cette année célébrait son 37ième anniversaire. J'avais super hâte de courir. Habituellement après les premiers 5km ou 7km je trouve mon rhythme et je peux commencer à gérer mon énergie jusqu'à la fin de la course. Mais cette fois-ci, je me suis retrouvé avec zéro rhythme et zéro énergie durant presque tout le parcours. J'ai vraiment eu peine à terminer ce demi-marathon. Il a fallu tout mon petit change pour franchir la ligne d'arrivée afin de finalement soupirer de soulagement. La chaleur, l'humidité et les nombreuses montées du trajet se sont avérés un défi laborieux.


Tout juste avant le départ les coureurs réalisent leurs derniers étirements


Me voici au km 19. Je me souviens: Souffle court et absence d'énergie.

Durant les derniers kilomètres j'avais l'impression de trainer deux gros boulets de canon derrière moi. Mon résultat final fut de 1H 57M 58S. En 2009 j'ai couru mon premier demi-marathon en 1H 58M 26S à Cordoue en Espagne. Et en 2010 j'ai couru mon deuxième en 1H 49M 36S à Torremolinos également en Espagne.



Voici au fil d'arrivé le champion chez les hommes. Le kényen Peter Cherouiot termine la course en 1H 03M 51S


Voici la championne du côté féminin. La kényenne Neria Asiba (gilet orange) termine la course en 1H 17M 20S.


Voici mon classement officiel qu'on retrouvait le lendemain dans le journal national Prensa Libre.

Malgré la difficulté élevée du demi-marathon de Cobán 2011, la satisfaction de terminer une course de longue distance est tellement intense et plaisante que je me prépare déjà à entreprendre un prochain marathon. J'aimerais participer soit au marathon écologique de Cobán le 3 juillet prochain ou soit au demi-marathon d'Antigua ce 17 juillet.

En terminant j'aimerais souligner l'excellent travail des organisateurs du demi-marathon de Cobán. Du vendredi au dimanche les athlètes, les visiteurs et les résidents de Cobán étaient invités à participer à une série d'activité. Ce fut une fin de semaine remplie de surprises, de plaisirs, et d'émotions. Chapeau à Cobán!



Durant le défilé du samedi, un homme circulait avec sa "bicyclette à chiens"

Capturer le moment présent en image est un loisir prisé par plusieurs personnes. Chacune des photos qu'on saisie est remplie d'une énergie infinie et éternelle. Une photo c'est comme un millionième de seconde de la vie qu'on attrape et qu'on emprisonne. C'est un souvenir qu'on veut garder pour toujours . Au fil des années elles vont nous inspirer, et elles nous procureront des émotions instantanées. Sur les visages des gens qui regardent leurs clichés on voit des sourires, des larmes, des rires, de la honte, de la joie, des ohhh! et des ahhh!.

Je vous présente un blitz de photos que j'ai prises dans différentes parties du Guatemala durant le mois d'avril 2011. C'est un témoignage de la richesse du moment présent.

TRANQUILITÉ:

Le Rio Dulce, calme et paisible, est un excellent endroit pour faire du kayak.
(Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala)

PERFECTION:

Une orchidée nous montre sa symétrie parfaite.
(Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala)

SIMULATION:

Ce petit lézard prétend qu'il est mort. Acroché à la branche par une griffe, il se laisse pendre et feint sa mort.
(Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala)

ÉLÉGANCE:

Un héron nous charme avec ses poses gracieuses.
(Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala)

CONTRASTE:

Des automobiles passent tranquillement devant nous dans un canal de palétuviers.
(Monterrico, Guatemala)

REFLET:

Reflet miroir d'un lever de soleil spectaculaire.
(Monterrico, Guatemala)

CALME:

Une tournée paisible dans les palétuviers à l'intérieur d'une embarcation sans moteur.
(Monterrico, Guatemala)

DÉCORATION:

Cette araignée affiche ses magnifiques couleurs afin d'attirer ses proies.
(Laguna Lachuá, Alta Verapaz, Guatemala)

REPOS:

Cette mouche aux couleurs métalliques dors au sons des bruits nocturnes. On peut aussi observer un maringouin à la gauche de la mouche.
(Laguná Lachua, Alta Verapaz, Guatemala)

QUIÉTUDE:

Le soleil se couche sur les eaux bleue turquoise de la laguna.
(Laguná Lachua, Alta Verapaz, Guatemala)

ILLUMINATION:

La chenille s'est transformée en une entité qui a des ailes pour voler.
(Laguna Lachuá, Alta Verapaz, Guatemala)

VIE:

Et l'univers créa le soleil, l'eau, le sol, les arbres, les nuages et les papillons.
(Laguna Lachuá, Alta Verapaz, Guatemala)

AGILITÉ:

Cette petite grenouille est perchée sur une branche tout juste devant la maison.
(Salacuim, Alta Verapaz, Guatemala)

AMOUR:

J'adore la ceiba, cet arbre gigantesque, surtout quand son feuillage prend la forme d'un coeur.
(Ixloq, Alta Verapaz, Guatemala)

PLÉNITUDE:

Le lever du soleil dans la forêt humide inspire la grandeur.
(Salacuim, Alta Verapaz, Guatemala)

Une ville aux mille et une couleurs

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe


C'est un lieu spécial. C'est un endroit où les couleurs, les sons, et les senteurs envahissent nos sens et nous transportent dans un monde fantatisque. Dans cet étrange univers on retrouve des centaines de producteurs, d'artisans, et de marchands qui exposent leurs marchandises multicolores. Où sommes-nous? Nous sommes dans les rues achalandées du centre-ville de Chichicastenango.

Chichicastenango, érigée en montagne à plus de 1 900 mètres d'altitude, est une ville d'environ 110 000 habitants autochtones. Chichicastenango se retrouve à environ 140 km au nord-ouest de Guatemala City, la capitale du pays. Tous les jeudis et dimanches de chaque semaine des milliers de touristes déambulent dans cet ancien point de vente du peuple Maya afin de participer à cet achalandage démesuré.



Se promener à l'intérieur de ce labyrinthe de kiosques et de stands à nourriture est renversant. Du jour au lendemain la ville se transforme en un centre commercial turbulent. On a l'impression que tous les habitants guatémaltèques de la région y participent. Des plus petits au plus grands Je suis toujours étonné du niveau du sens des affaires des marchands au Guatemala. Les gens sont astucieux lorsque vient le temps de négocier, et ce sans avoir des études dans le domaine.

Les plus jeunes vendent presque tous les mêmes produits tissés, soit des marqueurs de pages, des porte-monnaie et des étuis à crayons. D'autres jeunes font affaires en lavant et cirant les chaussures. D'ailleurs le dimanche matin nous avons invités deux gamins à déjeuner avec nous. Ils étaient assis sur le trottoir avec leur outils à laver les chaussures et nous demandaient à manger et à boire.

On peut rapidement ce rendre compte que la vie des marchands est forcément très difficile. En premier lieu, bien que le va-et-vient des clients est élevé, les ventes ne semblent pas trop l'être. Une des raisons est que la compétition est vraiment forte puisque les marchands vendent plus ou moins tous les mêmes produits. En deuxième lieu la marge de profit des ventes doit être assez maigre car les prix sont relativement bas. Et en troisième lieu ils doivent travailler très fort. Certains marchands arrivent la veille afin de commencer à installer leur kiosque pour être prêts à 6:00 du matin lors de l'ouverture du marché, soit au lever du soleil. Et durant toute la journée, jusqu'au coucher du soleil, les marchands tenteront de convaincre les uns et les autres d'acheter leurs produits. Ensuite ils doivent démanteler leur kiosque, emballer les produits dans des poches, les placer à l'intérieur d'une fourgonnette, d'une barouette, ou d'une bicyclette afin de se rendre à leur village respectif.

C'est beaucoup plus facile être le touriste qui se promène à sa guise et qui se laisse impressionner avant de se décider à faire quelques achats. Ceux et celles qui auront la chance de se rendre à Chichicastenango un jeudi ou un dimanche ne le regretteront pas. À tout jamais il se souviendront de cette ville aux mille et une couleurs.











L'Alta Verapaz et les grottes de Candelaria

Posted by: Stéphane Lapointe

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Stéphane Lapointe


L'Alta Verapaz est une des régions les plus impressionnantes du Guatemala grâce aux nombreux et merveilleux sites naturels qu'on y retrouve. On a qu'à penser à la Laguna Lachuá, aux piscines de Semuc Champey, aux grottes de Lanquin et de Candelaria, à la Finca Las Conchas, aux salines de Nueve Cerros, à la source de la rivière Icbolay de Rocja Pomtila, et j'en passe...

Avant de vous présenter l'Alta Verapaz et les grottes de Candelaria, j'aimerais vous faire une courte exposition des divisions géopolitiques du pays. Le Guatemala est divisé en 22 départements (departamentos) qui à leur tour sont sub-divisés en 332 municipalités (municipios). La carte ci-dessous délimite les 22 départements du territoire guatémaltèque. Vous pouvez aussi cliquer sur cette carte afin de connaître le nom de chacun des départements via le site web de wikipédia.


(source --Wikipédia)


Pour l'instant je vous présente seulement le nom et la description des quelques départements du Guatemala que j'ai eu la chance de connaître jusqu'à présent.

Le #1: Alta Verapaz: C'est dans ce département où j'habite. C'est aussi une importante région productrice de café

Le #5: El Petén: C'est un département où l'on retrouve plusieurs ruines Mayas; dont les fameuses ruines de Tikal
Le #9: Guatemala: C'est le département de la capitale Guatemala City

Le #11: Izabal: C'est le département où l'on retrouve le lac Izabal (le plus grand lac du Guate), le rio Dulce qui rejoint l'océan Atlantique, et la ville de Livingston où l'on retrouve une population Garifuna (descendante de l'Afrique)

Le #18: Santa Rosa: C'est un département qui longe la côte pacifique du Guatemala et où l'on retrouve les fameuses plages de Monterrico

Maintenant ensemble découvrons un peu plus le département de l'Alta Verapaz et l'un de ses fameux sites naturels, les grottes de Candelaria.

(vue de l'intérieur des grottes de Candelaria)

Le département de l'Alta Verapaz est situé au nord du Guatemala à quelques 200km au nord de la capitale Guatemala City (voir le #1 sur la carte des départements présentés au début de ce texte). La capitale et principale ville de l'Alta Verapaz est Cobán.

Fait intéressant:"Lorsque les Conquistadors espagnols arrivèrent dans les années 1520, ils conquirent les plateaux au centre et au sud du Guatemala, mais furent repoussés dans cette région par une résistance féroce des habitants d'alors. Les missionnaires espagnols demandèrent alors la permission de convertir pacifiquement les habitants au Christianisme, ce qu'ils réussirent. De là vient le nom de la région "Verapaz" signifiant "Vraie Paix" en espagnol." -- source Wikipédia

En plus de la langue espagnole on retrouve dans l'Alta Verapaz les dialectes Q'eqchi', Poqomchi et Achi. C'est un département où la majorité des habitants sont autochtones mayas. Ce qui fait que les traditions et les croyances mayas sont encore forts présentes.

Et comme je le mentionnais auparavant, l'Alta Verapaz est vraiment une région où les paysages sauront vous charmer. D'ailleurs un site naturel important de la région sont "las Cuevas de Candelaria". Candelaria signifie "la rivière qui traverse un champ de calcaire". En effet à cet endroit la rivière traverse un réseau souterrain de grottes. À quelques occasions on peut observer la rivière réfléchissant ses couleurs éblouissantes depuis ses eaux peu profondes et ce jusqu'au parois rocheuses des grottes. L'effet surréel de l'endroit est magique et il y est facile de se laisser transporter dans l'ancien monde Maya en s'imaginant l'époque où ce peuple mystérieux pratiquaient des rituels à l'intérieur de ces grottes.

Durant la fin de semaine du 1 au 3 avril j'ai eu la chance de visiter les grottes de Candelaria et de loger au Complexe culturel et éco-touristique des cavernes de Candeleria. Le propriétaire du site, Sergio Sierra, nous offre deux options afin de visiter les grottes: Le trajet court qui dure environ 45 minutes et le trajet long qui dure environ 3 heures. Les deux trajets se font à l'aide d'un tube gonflable dans lequel on s'asseoit afin de se laisser porter par le courant de la rivière et découvrir les différentes cavernes.

Voyez ci-dessous quelques photos du sentier qui nous mène au Complexe culturel et éco-touristique, et puis jusqu'aux grottes de Candelaria.






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