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| Écrit par Stéphane Lapointe | | Samedi, 23 Juillet 2011 | x
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| Écrit par Stéphane Lapointe | | Samedi, 09 Juillet 2011 | x
Photos: Des hommes plantant des graines de maïs......une activité de base leur permettant de nourrir leur familleChers lecteurs et chères lectrices. J'espère que vous êtes fidèles au rendez-vous car comme promis me voilà de retour avec un texte sur les cinq réalités de Salacuim qui me permettent de vivre une expérience inspirante, profonde, et combien enrichissante. Une des raisons importantes de partir vivre à l'étranger dans un pays plus pauvre que le nôtre c'est de pouvoir prendre un recul sur notre vie et commencer à apprécier davantage ce que nous offre notre propre pays, notre ville, notre famille et nos amis. On réalise à quel point on est chanceux d'avoir ce qu'on a. Mais ce qui est aussi important c'est de découvrir et de partager les richesses présentent dans ce nouveau milieu. Par exemple lorsqu'on partage avec notre famille les réalités les plus difficiles de notre nouvelle expérience de vie, il faut bien savoir dresser le portrait. Parce que parfois ce que l'on présente comme un élément de la réalité (ex: douche à l'eau froide, coquerelles sur le comptoir, grenouilles dans la maison) peut être perçu comme un élément négatif. Alors il faut comprendre et expliquer que le visage de la réalité n'est pas toujours plaisant à voir et à vivre mais qu'il en reste néanmoins une richesse hyper importante car c'est ce côté différent qui revalorise et rehausse les valeurs de la vie à lesquelles nous accordons une plus grande importance. En ce qui a trait aux réalités positives celles-ci sont d'une richesse incroyablement profonde, tellement qu'elles réussissent à transformer notre vie pour toujours. Elles nous permettent de complètement s'épanouir, d'apprécier et d'adopter avec joie ce nouvel environnement de vie. Alors sans plus tarder c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je vous présente le top 5 des réalités les plus plaisantes à voir et à vivre dans mon petit village de Salacuim au Guatemala! 1) La vie de base:Dans notre société moderne où tout va trop vite, où la technologie s'empare de la majorité de notre temps, et où des milliers de lois et de règlements semble nous étouffer, c'est vraiment rafraîchissant de se retrouver dans un milieu où la technologie et le matériel n'ont pas encore réussient à bien s'enraciner et où tout est plus ou moins permis. Par exemple, même si c'est plus dangereux, ça fait du bien de pouvoir se déplacer par dizaines dans des boîtes de pick-up ou de monter sur le dessus d'un minibus sans craindre les ordres policières. Également, une activité comme laver le linge à la main nous permet de nous retrouver avec nous-même, de chanter, de danser, de parler avec nos voisins laveurs-de-linge, de planifier notre journée, de tirer de l'eau aux enfants, etc. Une autre activité de base est de planter des graines de maïs. Ceci nous permet de nous connecter avec la terre. On apprécie la semence, la terre, l'eau et le soleil car on le sait que la population locale est dépendante de la récolte pour se nourrir. Semer des graines de maïs ou autre produit d'agriculture c'est aussi un évènement culturel social traditionnel. Les gens s'entraide lors des périodes de semence. On partage la main d'oeuvre, les outils, la nourriture. On blague, on chante, on se raconte des histoires et on apprend à se connaître. À Salacuim il y a plusieurs autres activités qui nous permettent de vivre la simplicité de la vie, telles manger avec nos mains, préparer des tortillas avec les voisins, prendre le temps d'apprendre le dialecte q'eqchi' avec les jeunes du village en se balançant dans le hamac, jouer au soccer sans règlements précis avec les collègues de travail et les ados, etc. Je dois aussi mentionner qu'à part le cellulaire et le mp3 il n'y a pas vraiment de jouets électroniques à Salacuim. Je n'ai pas encore vu ou entendu parler de Nintendos, de Playstations ou de Xbox. Ce qui veut dire que les jeunes sont souvent dehors. Soit ils jouent, soit ils apprennent à travailler dans le champs ou encore à s'occuper de la petite entreprise. Les jeunes apprennent aussi très tôt à préparer des tortillas, à veiller sur leurs jeunes frères et soeurs, à grimper dans les arbres afin de cueillir les fruits. En résumé, la vie ici est simple et amusante, comme dans le bon vieux temps!  Photo #1: Une femme lavant son linge sur un rocher dans la rivière et Photo #2: Me voici en train de semer des graines de maïs avec Cristobal.  Photo #1: Cet homme d'affaires offre un service de livraison à domicile, version Purolator de Salacuim et Photo #2: Plusieurs femmes pratiquent encore le tissage à la main. 2) Les enfants:
Pour moi, les enfants représentent le bonheur, la pureté, l'innocence, la curiosité, l'intelligence, la passion, le rire. Les enfants de Salacuim ne font pas exception à cette règle, ils sont tellement inspirant. Je prends toujours le temps de parler et jouer avec eux, de leur enseigner l'anglais, de leur parler de ma famille, de mes amis, et de mon pays le Canada. Parfois les jeunes ne semble pas vouloir quitter la maison alors que je doit retourner au travail. La façon la plus efficace que j'ai trouver afin de les faire sortir de la maison est de les chatouiller. À Salacuim je suis le Roi des chatouilles ( El Rey de las cosquillas!). Quand je leur dit: "Ahorita hay que irse, el Rey de las cosquillas necesita regresar a su trabajo!" Ils bondissent partout et partent à courir pour fuire les chatouilles. Comme je m'amuse avec eux! Également avec Margarita et Pablo, mes copains volontaires, on aime inviter les enfants à déguster un verre de jus de fruits frais et/ou de manger avec nous. On les invite aussi à pratiquer la lecture, à danser, à chanter, à dessiner. Ils nous posent des milliers de questions à propos de notre vie, de notre pays. C'est vraiment plaisant de pouvoir partager sa vie avec autant de petits anges. Voici la petite mignonne Vilma Judith Photo #1: Jackson et Vivian nous présente leur bricolage et Photo #2: Maria Fernanda et Nilda posent avec leur costume traditionnel. Les fillettes sont toutes souriantes!
3) Les gens:Les gens vivant à Salacuim font partis de la culture autochtone maya-q'eqchi'. Voici en quelques mots un portrait de ces formidables gens: Le sourire, la politesse, l'horizontalité, l'informalité, la générosité, la patience, et la timidité. À Salacuim les gens ne vivent pas dans une structure hiérarchique prononcée. Oui, il y a des gens qui occupent des positions de décisions mais ils ne prétendent pas être au-dessus de leurs affaires. Ils vivent tous la même situation, soit dans une région pauvre et en voie de développement, donc ils se respectent, s'entraîdent et travaillent ensemble vers un jour meilleur, tout ça dans un univers informel. La communication et les actions formelles existent mais c'est dans les un milieu informel que les gens sont le plus en confiance. On se rend compte aussi que, dans un environnement comme Salacuim, lorsque la valeur associée au matériel est presque inexistante, les gens vivent moins de la superficialité mais plus des valeurs humaines de base. En plus, vivant dans un pays instable où tout est possible, où le lendemain est toujours incertain, et où à eu lieu un conflit interne sanglant pendant près de 40 ans, les gens ont appris à vivre et à apprécier le moment présent. Ils prennent le temps de vivre. Ils marchent lentement et au rhythme de la chaleur tropicale. Moi je dois encore m'habituer à ralentir afin de suivre leur rhythme "escargotesque". À Salacuim peu importe l'imprévu, les gens continuent à rire, à faire des blagues, à s'amuser et à accepter la situation avec un sourire. Et moi je les regarde en me disant, "Mais comment font-il ça?" Nous on deviendrait frustré, fâché et en perte de contrôle. Par exemple, lors d'une visite d'un des donateurs de la Fondation Laguna Lachuá, juste avant une réunion importante, l'électricité est tombée en panne. Alors les présentations PowerPoint ne servaient plus beaucoup. Au lieu de se stresser avec la situation, les gens locaux s'adaptent rapidement et présentent leur projet d'une différente façon. Ce sont des gens intelligent, intéressant et bien conscient de leur situation. Ils ont une approche légère face à la vie. Voici mon ami Neto un collègue de travail Et voici son épouse Sandra qui s'occupe de leur petit dépanneur 4) Les paysages:Salacuim est située dans une des dernières forêts humide du Guatemala. Alors imaginez-vous que dans un tel endroit tout pousse partout, rapidement et constamment. On se rend compte qu'ici c'est la nature qui prédomine. Suite à de nouvelles piqûres d'insectes ou à de nouvelles tâches bizarres apparaissant sur ma peau, mon copain Pablo du Chilie me répète: "Tu vois Estefan, ici ce n'est pas toi qui vis dans la jungle, mais bien la jungle qui vit dans toi!"Pour ceux qui comme moi adore les insectes, les animaux et tout ce que nous offre la nature, Salacuim est un petit paradis naturel. Les levers et les couchers du soleil au-dessus des arbres tropicaux et des montagnes sont absolument magnifiques. Les chants variés des oiseaux, les couleurs vives des papillons, les nombreuses grenouilles colorées, forment un spectacle naturel quotidien et une orchestre "bio-symphonique". Il y a aussi plusieurs épices qui poussent tout naturellement ici. Le persil, le cacao, le coriandre, l'origan, le piment, la cannelle, le laurier et j'en passe. Et que dire des fruits tropicaux qui sont disponible dans la cour arrière de la plupart des petites maisons de Salacuim. Pour en connaître davantage sur les délicieux fruits qu'on retrouve à Salacuim suivre la lecture ci-dessous au point #5.   Voici quelques photos dignent de la richesse de la forêt humide entourant Salacuim5) Les fruits:Mordre dans un fruit c'est comme croquer dans la vie. L'énergie vitale présente dans les fruits tropicaux combinée avec le soleil et la chaleur de Salacuim sont une source de plaisir sans fin. Voici une liste de fruits qui poussent ici et là dans les arbres et le sol de Salacuim: Bananes, platanes, mangues, ananas, limes, melons, papayes, noix de coco, avocats, et autres fruits tropicaux qui m'étaient inconnus jusqu'ici: melocotones, nances, rambutanes, et autres. Les enfants du village nous offrent souvent des fruits fraîchements cueillis des arbres ou du sol. On les déguste en entier, on les passe au mixeur, on les frie ou on les fait bouillir (les fruits pas les enfants :)  Photo #1: Des tranches d'un "melocoton" et photo #2: Un melon d'eau qui pousse sur le sol rocheux des voisins Me voici avec la petite Maria Fernanda en train d'arranger le "melocoton"Alors comme vu avez pu le constater, vivre à Salacuim nous procure une série de réalités plus fascinantes les unes que les autres. Ici j'apprends à vivre la simplicité de base avec comme instrument la bonne volonté humaine: le partage, l'entraide, l'amour inconditionel, etc. Passer 2 ans de ma vie à Salacuim représente pour moi la découverte d'un trésor incroyable. J'apprends à vivre comme eux en y partageant autant que je le peux des histoires de mon pays, de mon village, de ma famille. Parce que nous aussi il faut le reconnaître que comme canadiens nous avons de très bonnes valeurs à partager. Alors oui maintenant vous avez amplement de bonnes raisons de venir me visiter à Salacuim afin de connaître ce petit coin de paradis guatémaltèque! | | Lire la suite... | | Top 5 des réalités les plus difficiles à vivre |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Vendredi, 08 Juillet 2011 | x
Ce qui était nouveau, amusant et différent au tout début l'est beaucoup moins maintenant...Voilà déjà presque 6 mois que je vis mon aventure de coopération internationale au Guatemala. Plus précisément c'est à Salacuim où j'ai la chance de mettre en pratique mon rôle de volontaire. Salacuim est un petit village d'environ 2,000 habitants autochtones Maya-Q'eqchi' qui se retrouve au nord du pays dans le centre de l'une des dernières forêts tropicales du Guatemala. Aujourd'hui j'ai décidé de vous présenter une liste des cinq (5) choses les plus difficiles à voir et à vivre à Salacuim, ce petit village rural qui est en voie de développement.
1) Les déchets: Lorsqu'il n'y a pas de système de collecte de déchets et lorsque le niveau d'éducation et/ou de sensibilisation est faible, les gens gèrent leurs résidus (organiques, inorganiques et chimiques) comme ils le peuvent. Certains le font mieux que d'autres. La plupart font des petits tas et brûlent leurs déchets. Voici une photo de la cour arrière de chez nous. Les voisins jettent leur déchets un peu partout dans la cour. De temps à autre je ramasse une partie du "dépotoire privé". Je veux essayer de mettre en place un système de collecte des vidanges avec les voisins. À suivre...2) Le transport en commun: Les fameux minibus de Salacuim et de la région! Comment vous expliquer la sensation d'entrer et de sortir de ces "petites boîtes à sardines"? La chaleur, la sueur, la poussière du chemin de gravier, les chemins cahoteux, les jambes écrabouillées, les fesses engourdies, la tête de gens endormis qui tombe sur nos épaules, ainsi que les longues heures d'attentes avant que le minibus parte (car le chauffeur ne part pas avant que le minibus soit plein). Est-ce que je vais m'habituer à ce mode de transport? Il semble que oui, à voir les gens d'ici les utiliser de façon régulière et sans se pleindre.
Ah!! et j'oubliais de mentionner que parfois, lorsque le minibus est plein à craquer, on doit monter sur le "top", à moins que vous êtes prêt à attendre une, deux ou trois autres heures pour le prochain minibus, qui de tout façon sera plein à craquer lui aussi! Allez hop on monte!!3) Les animaux, mais surtout les chiens: Ici les gens ont tous un chien, ou deux, ou trois, ou plus. Pourquoi ont-ils des chiens? J'en ai aucune idée. Ce n'est certainement pas pour qu'ils défendre leur propriété car les pauvres petits sont tellement maigre et faible (sauf quelques-uns) qu'ils en serait difficile sinon presque impossible. En plus ils ont tous une grande peur des humains. C'est sans doute parce que dès leur jeune âge ils reçoivent leur part de coups de pieds et de claques. Alors pourquoi les gens ont des chiens? Cherchez. Voici d'autres désavantages d'être un chien à Salacuim: Vous serez un sac à puces garantis. Vous ne pourrez alors pas jouer car il vous faudra constamment vous gratter et vous mordiller toutes les parties du corps. Vous devrez aussi trouver votre propre nourriture. Il vous faudra fouiller dans les déchets, vous battre contre d'autres chiens pour un os de poulet ou un morceau de viande crue, ou encore voler la nourriture qui traîne dans les maisons. Les chiens sont plutôt malheureux ici. Moi j'ai décider de m'occuper de trois d'entre eux. Ils s'appellent Pichi, Muñeca et le petit Blacky. (Voir les photos et la vidéo Youtube).
 À gauche le mal-aimé Pichi et à droite sa nouvelle copine Muñeca (qui signifie poupée en espagnole)Cliquer sur lien suivant pour visionner une vidéo du pauvre petit Blacky qui ne voulait pas sortir de ma chambre à coucher. Voyez-vous sa petite bedaine remplie de parasites intestinales? http://www.youtube.com/watch?v=Vy_jdIiSKIc4) Les bruits nocturnes: Pourquoi faire autant de bruit la nuit. La nuit c'est fait pour dormir, pour se reposer afin de faire le plein dans la tranquilité absolue de l'univers. Mais cette théorie n'a pas sa place à Salacuim. Ici peu de personne, incluant les animaux, respèctent la loi du silence de la nuit. Commençons par les coqs et les chiens qui respectivement chantent et aboient sans aucune raison qui me semble intelligente. Continuons avec les minibus qui à partir de 3:00am klaxonnent dans les rues afin d'avertir les gens qu'ils partent pour les villes de Cobán ou d'Ixcán. Quand j'entend le klaxon je me réveille en sursaut et je cris, "C laxon del Mal!!". Et qu'en est-il des fameux défilés nocturnes où l'on fait éclater des milliers de pétards et où l'on dicte un discours dans un haut-parleur. Ici quand on célèbre un évenement spécial on le fait la nuit durant un défilé bruyant. Et pour terminer cette cacophonie insuportable, une partie des gens qui se lèvent à partir de 5:00am, afin de fermer ce cycle dément de bruits nocturnes, décident de mettre de la musique et chanter des r ancheras mexicaines à tue-têtes. Alors bon matin! Vous avez bien dormis? Cliquer sur le lien suivant pour écouter quelques bruits nocturnes que j'ai enregistré dans la noirceur vers 3:30am couché dans mon lit: http://www.youtube.com/watch?v=LO03hPrWclI5) Les petits dépanneurs: Comme je l'écrivais en début de texte, à Salacuim vivent environ 2,000 âmes. Pourtant il semble avoir un dépanneur pour environ chaque 50 personnes. Pourquoi les gens vendent-ils tant de produits de consommation? La plupart des produits qu'on retrouve sont des boissons gazeuses, des croustilles, des petits gâteaux, et plusieurs autres sucreries. Oui on y retrouve aussi des légumes, des fruits, des pâtes et autres produits santé mais pas beaucoup. Avec autant de compétition il est pratiquement impossible de générer suffisamment de revenu pour en faire une affaire profitable. Même si le petit dépanneur représente une source de revenu, bien que modeste, pour plusieurs familles qui veulent complémenter leurs ventes de maïs et de quelques autres produits de leurs terres, le problème c'est qu'on encourage la consommation et l'accumulation de déchets de plastiques, d'aluminium, etc. Voici Margarita avec les petites voisines devant le dépanneur de leur maman Claudia.
C'était donc le top 5 des réalités difficiles à vivre dans le beau petit village de Salacuim. J'aurais aussi pu vous parler de d'autres réalités qui n'ont pas fait le top 5. Comme par exemple dormir sous la mousquitaire, des pannes électrique récurrentes, des douches à l'eau froide, des milliers de coquerelles et autres insectes qui nous piquent en cachette, et j'en passe... Maintenant ça vous dit de venir passer quelques jours à Salacuim? Non? Oui? Afin de vous aider à prendre votre décision dans un prochain blog je vais vous présenter le top 5 des réalités qui font que j'adore Salacuim, et qui me permettent de vivre une expérience totalement fascinante, enrichissante et plaisante. Hasta la proxima! Encore sans électricité! C'est pas grave, on fait comme au camping, on s'organise :) | | Lire la suite... | | Los Chapines (partie 2): Les imprévus |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mardi, 07 Juin 2011 | x
"Maintenant? On part maintenant?", je demandais à quelques collègues de travail. "Mais on avait dit qu'on partirait jouer au fútbol (soccer) à Ixcán seulement vers 16hoo. Il n'est que 13h30! Je ne suis pas prêt. J'ai encore du travail à compléter." L'un d'eux, Francisco, m'a répondu, "Allez embarque! Dépêche-toi. Va préparer tes affaires on t'attend."
Imprévu (une définition): Qui arrive sans avoir été prévu et qui déconcerte Me voici dans la boîte d'un pick-up avec Francisco. On se rend à Ixcán pour jouer au fútbol (soccer). Chers lecteurs passionnés et assidus, je vous présente le deuxième d'une série de courts textes sur les Chapines. Lors du premier texte j'avais décris l'origine du mot Chapin ainsi que quelques-unes de leurs expressions typiques. Cette fois-ci je vous parle du monde imprévu des Chapines. À noter que le contenu de mes textes sur les Chapines est une opinion personnelle et qu'en aucun cas mon intention est de dresser un portrait général de la population Chapin au Guatemala. Pour ceux et celles qui n'auraient pas lu le premier texte: "Los Chapines (partie 1): Préface", ou qui ne s'en souviennent pas, la dénomination Chapin est utilisée pour nommer les habitants du Guatemala. On appelle les hommes Chapines, et les femmes Chapinas. Maintenant revenons au sujet du présent texte: Los imprevistos (les imprévus). Contrairement au monde des attentes, qui selon moi ne renferme aucune surprise et qui est plus ou moins excitant, le monde des imprévus est surprenant et magique. Lors de mes premiers mois au Guatemala il me semble que j'ai vécu une quantité innombrable d'imprévus. Tellement, que dès mon début ici, j'avais qualifié le Guatemala d'un pays où "Nunca se sabe" et "Todo es posible". Ce qui veut dire, en français, que c'est un pays où l'on ne sait jamais ce qui peut arriver et que tout est possible. Dans un pays où reigne une instabilité politique, économique et sociale, au Guatemala les imprévus font partis de la vie courante. Ce qui fait que les Chapines et Chapinas sont des gens conditionnés à ceux-ci. Je crois que l'indicateur qui me permet de constater que les Chapines sont adaptés aux imprévus est qu'il ne se plaignent pratiquement jamais. Ce qui veut dire qu'ils ont développés l'art d'accepter la situation qui se présente, quelle soit positive ou négative. Voici quelques exemples: 1) Du jour au lendemain, suite à un incident violent, le gouvernement déclare l'état d'urgence ou " estado de sitio", ce qui enlève les droits constitutionnels aux citoyens. 2)La pluie diluvienne a rendu les chemins de graviers boueux et glissants, c'est alors que lors de l'ascencion d'une colline, le conducteur s'arrête et invite les passagers à sortir, de se placer derrière le bus et de le pousser, car avec le poids des bagages et des gens il ne réussi pas à rouler jusqu'au haut de la pente. 3)Lors des campagnes présidentielles, les candidats pigent dans les budgets nationaux et soudainement il n'y a plus d'argent pour payer les salaires de certains fonctionnaires publiques, comme les professeurs, les gardiens de parcs naturels, etc... 4)Le minibus s'arrête subitement, loin de la destination finale, et le conducteur avise les passagers qu'une manifestation bloque la route. C'est alors qu'il nous indique qu'on doit descendre du minibus et traverser à pied la zone de manifestants afin de prendre un autre minibus de l'autre coté. 5)La communication informelle est encore la forme verbale la plus utilisée et répandue au Guatemala, ce qui veut dire que si les coopérants-volontaires (comme moi) ou les nouveaux employés ne sont pas au centre du cercle de confiance, ils ne seront pas avisés d'une multitude de nouvelles et d'activités. 6) Je suis assis à la table de la cuisine avec mon ordinateur quand j'aperçois dans la maison une rencontre émotionnelle entre deux poussins qui s'étaient perdus (voir la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=7OSplvlELAg ) 7) Avant de prendre une douche, j'étire le bras afin de fermer le rideau quand soudainement j'aperçois coller sur celui-ci une belle grosse grenouille jaune qui me regarde. 8) Après avoir passé 68 heures sans électricité, deux jours plus tard une petite pluie réussie à quitter de nouveau l'énergie électrique pour "dieu sait combien longtemps!" 9) En pleine nuit je me réveille rafraîchit par des gouttes froide, et là je réalise que la pluie passe à travers le toit de tôle au-dessus de mon lit. Je grogne de rage un peu, me couvre le corps et la tête avec le drap, et retombe endormi. 10) En attendant de prendre un minibus, j'étais dehors, debout au comptoir d'un petit magasin, et je buvais une boisson gazeuse. Tout à coup j'aperçu un petit poussin rose. "Tu rêves!", m'ont dit mes copains.  11) À Salacuim, afin de faire entrer le vent, qui de toute façon n'existe pas ici, nous vivons avec les portes ouvertes ce qui veut dire qu'à tout moment nous reçevons de la visite à l'improviste. La plupart du temps ce sont des enfants qui viennent nous vendre un fruit ou une autre nourriture locale. On en profite alors pour pratiquer la langue Q'eqchi', offrir des classes de danse style libre (voir la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=c8JlEV-9-9A), préparer un jus de fruit ( licuado) et du maïs soufflés ( poporopos), ou organiser des sessions de lecture (voir les photos).  Photo #1: Les petits mangent le maïs soufflés (de g. à d.): Jackson, Claudia, Vilma Judith, Vivian et Maria Fernanda et Photo #2: Une session de lectureCeci est seulement un échantillon des évènements imprévus que j'ai vécu et que vivent quotidiennement les Chapines. Personnellement j'adore les imprévus. À chaque fois que j'en rencontre un j'essaye d'observer la magie qui va en sortir. Selon moi, la majorité des imprévus nous réservent une surprise positive. Que ce soit une rencontre innatendue dans un pays lointain, la découverte d'un lieu incroyable après avoir choisi le mauvais chemin, ou une soirée à jouer aux cartes en familles suite à une panne électrique. Pour moi le monde du "nunca se sabe" et "todo es posible" est fascinant. Certes je comprends et admet que les imprévus difficiles, tels les accidents mortels, les maladies graves ou autres incidents malheureux sont durs à prendre. Mais peut-être eux font-ils plus partie du destin et non des imprévus. Alors puisque les imprévus me rendent heureux, je peux dire que je suis tombé dans le bon pays afin de vivre une expérience des plus enrichissante. Vive le monde Chapin!
LES IMPRÉVUS: À l'heure de l'imprévuC'est l'appel de l'innatenduSera-t-il notre ennemi ou notre ami?Vous choisissez: la déception ou la magieL'imprévu nous dégourdi le corpsLorsqu'il arrive, les dents on se les mordsMais peu à peu apparaît le sourireEt comme certains Chapines, pourquoi pas en rireAprès l'imprévu on est davantage réveillé Soudainement on revient à la realitéCette realité du moment présent, oùLa planification, les attentes ne valent pas un sousL'imprévu est porteur de conseil, Ouvrez grand les yeux et les oreilles.Et tout comme le ferait un vieux sageOn doit apprendre à tourner la pageL'imprévu il faut l'écouter Il faut aussi savoir l'apprécierIl est donc aussi un professeur Les leçons de la vie sont à l'honneur À l'intérieur de chaque seconde,Peu importe où l'on est dans le monde, Est disposer notre ami l'imprévuToujour prêt à sortir afin d'être vuEst-il un malcommode ou un gêné?Jamais pouvons-nous déterminer, Ou connaître le moment précisOù il va nous saluer comme par magie Stéphane Lapointe, Guatemala Juin 2011 | | Lire la suite... | | Los Chapínes (partie 1): Préface |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Lundi, 30 Mai 2011 | x
 Photo: Quelques collègues chapínes; membres du personnel de la FundaLachuá
"Le Chapín est cette personne rêveuse, un peu conformiste qui fait toujours les choses "un peuplus tard". C'est cette personne qui pour Noël n'échangera pas ses "tamalitos" pour le plus délicieux morceaux de dindon. Le Chapín es celui qui quand il fait froid se prépare une boisson chaude à base de maïs, et c'est aussi celui qui quand il monte dans le transport en commun reste debout même si tout les siège sont vide. Le Chapín est travailleur et ingénieux, nous sommes tous fier d'être nées dans ce petit morceaux de terre qu'on nomme le Guatemala." -- texte de Pampa Bonjour chers amis lecteurs. Je vous présente le premier d'une série de courts textes sur les Chapínes. Je commence par un texte explicatif sur les Chapíns, ce qui inclut; l'origine du mot, une habitude typique et finalement quelques expressions Chapínes.
D'abord voyons ensemble une courte introduction sur les Chapínes. Comme vous l'avez sans doute réalisés dans le paragraphe d'intro, la dénomination Chapín est utilisée pour nommer les habitants du Guatemala. Ici on appelle les hommes; Chapínes, et les femmes; Chapínas. Mais d'òu vient l'origine de ce surnom? Il existe deux théories de l'origine du mot Chapín. La première théorie stipule que l'expression Chapín proviendrait d'un type de chaussure qu'on retrouvait au Guatemala à l'époque, la chopine. C'est surtout en Espagne qu'on produisait cette chaussure et le matériel qu'on utilisait pour construire son sabot d'une hauteur exagérés était le liège. Les indigènes guatémaltèque la chaussaient lors de leurs déplacements et au cours des années les habitants de différents pays commencèrent à surnommer les guatémaltèques; los Chapínes y las Chapínas. La deuxième théorie dit qu'il se pourrait que l'expression proviennent du nom de quelques gens nobles de l'époque qui occupaient de haut postes à l'intérieur du pays du Guatemala. À noter que dans quelques autres pays d'Amérique centrale on utilise aussi les surnoms pour nommer les habitants. Par exemple: Costa Rica: les hommes Ticos et les femmes Ticas Honduras: les hommes Catrachos et les femmes Catrachas Nicaragua: les hommes Nica, Pinolero ou Nicoyo et les femmes Nica, Pinolera ou Nicoya/a Panama: les deux sexes Pana El Salvador: les hommes Guanaco ou Salvatrucha et les femmes Guanaca ou Salvatrucha Et au Canada? Nous sommes des Canucks. Avant de passer aux expressions, voici une habitude bien Chapín. Ici au Guatemala la mode est de soulever le t-shirt au-dessus de la bedaine. Quand il fait chaud, ce geste, qui côté "look" n'est pas trop impressionant, fait vraiment la différence. C'est efficace...et c'est contagieux! Je me rends compte que de plus en plus je pratique cette mode.
Voici Raúl, un collègue de travail, qui tout comme bon Chapín a décidé de soulevé son t-shirt Pour terminer ce premier texte passons aux expressions Chapínes. Tout comme le mot Chapín commence avec les lettres "CH", et bien la plupart des expressions typique du Guatemala commencent aussi par ces mêmes lettres "CH". Voici une liste de quelques-unes des expressions purement Chapín! Mot Chapín (mot espagnol) en français: Chilero (bonito, differente, atractivo) beau, différent, attra Chuchitos (comida tipica similar a los tamalitos) un plat typique semblable au tamalitos Chuchos (perros o alquien ambicioso) un chien ou quelqu'un d'ambicieux Chunto (pavo) Dindon Chirmol (ensalada de tomate picante o no) une salade de tomates, piquante ou non Chingon (molesta, hacer bromas) déranger, blaguer Chicos (una fruta) un fruit Chulear (enamorarse) tomber amoureux Chambon (ocioso, peresozo) oisif, paresseux Chispudos (agil para trabajar, hacer cosas rapido) habile au travail, exécute les tâches rapidement Chibolas (pelotas pequenas) petites balles Chirices (niños pequeños) petits enfants Chulos /a (bonitos, guapos, hermosos) beaux, jolis, Chancletas (sandalias) sandales Chambeadores (trabajador) travailleur Chupar (tomar mucho licor) prendre un coup, boire beaucoup Chiripa (pura suerta, casualidad) pure chance, hasard Chicharon (piel tostado de cerdo que se come) peau de porc rôti qu'on mange avec passion Chunches o chivas (tus pertenencias, tus cosas) tes biens matériels, tes choses Chimar (tener relación sexual) avoir une relation sexuelle Chutes (entrometido) indiscret Chingar (molestar, joder) déranger, agacer Chichon (golpe que se hincha) une bosse Voici quelques photos de mes amis les Chapínes et les Chapínas   Photo #1: Vilma Judith, sa cousine Maria Fernanda et le petit Blacky et Photo #2: de g. à d. Raúl, Pablo et Herbert  Photo #1: Un groupe de Chapínas lors d'une visite d'une plantation de cacao et Photo #2: Moi et le père d'Erik Ac Tot, un collègue de travail, sur sa terre de mais.
 Deux jeunes Chapínes qui pêchent dans leur étang et qui habitent tout prêt de chez nous
Lors des prochains textes nous allons connaître davantage les Chapínes. Qui sont-ils? Comment vivent-ils? Quels sont leurs qualités, leurs défauts?
À la prochaine!
Stéphane de Chapínlandía | | Lire la suite... | | Le XXXVIIe demi-marathon de Cobán |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Lundi, 23 Mai 2011 | x
Nous étions plus de 6,000 coureurs à se lancer vers l'objectif de compléter les 21 kilomètres du demi-marathon de Cobán. C'est vers 8:00am qu'on a décoché le pistolet de départ. Déjà à cette heure le soleil et l'humidité étouffaient l'air ambiant. Les coureurs pressentaient une course difficile et exigeante. Le départ du XXXVIIe demi-marathon de Cobán est lancé (photo: Prensa Libre)
En ce qui me concerne, je me sentais bien préparé pour cet évènement international, qui cette année célébrait son 37ième anniversaire. J'avais super hâte de courir. Habituellement après les premiers 5km ou 7km je trouve mon rhythme et je peux commencer à gérer mon énergie jusqu'à la fin de la course. Mais cette fois-ci, je me suis retrouvé avec zéro rhythme et zéro énergie durant presque tout le parcours. J'ai vraiment eu peine à terminer ce demi-marathon. Il a fallu tout mon petit change pour franchir la ligne d'arrivée afin de finalement soupirer de soulagement. La chaleur, l'humidité et les nombreuses montées du trajet se sont avérés un défi laborieux. Tout juste avant le départ les coureurs réalisent leurs derniers étirements Me voici au km 19. Je me souviens: Souffle court et absence d'énergie.Durant les derniers kilomètres j'avais l'impression de trainer deux gros boulets de canon derrière moi. Mon résultat final fut de 1H 57M 58S. En 2009 j'ai couru mon premier demi-marathon en 1H 58M 26S à Cordoue en Espagne. Et en 2010 j'ai couru mon deuxième en 1H 49M 36S à Torremolinos également en Espagne. Voici au fil d'arrivé le champion chez les hommes. Le kényen Peter Cherouiot termine la course en 1H 03M 51S
Voici la championne du côté féminin. La kényenne Neria Asiba (gilet orange) termine la course en 1H 17M 20S.
Voici mon classement officiel qu'on retrouvait le lendemain dans le journal national Prensa Libre.Malgré la difficulté élevée du demi-marathon de Cobán 2011, la satisfaction de terminer une course de longue distance est tellement intense et plaisante que je me prépare déjà à entreprendre un prochain marathon. J'aimerais participer soit au marathon écologique de Cobán le 3 juillet prochain ou soit au demi-marathon d'Antigua ce 17 juillet. En terminant j'aimerais souligner l'excellent travail des organisateurs du demi-marathon de Cobán. Du vendredi au dimanche les athlètes, les visiteurs et les résidents de Cobán étaient invités à participer à une série d'activité. Ce fut une fin de semaine remplie de surprises, de plaisirs, et d'émotions. Chapeau à Cobán! Durant le défilé du samedi, un homme circulait avec sa "bicyclette à chiens" | | Lire la suite... | | La définition en un mot d'images qui en valent mille |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Dimanche, 01 Mai 2011 | x
Capturer le moment présent en image est un loisir prisé par plusieurs personnes. Chacune des photos qu'on saisie est remplie d'une énergie infinie et éternelle. Une photo c'est comme un millionième de seconde de la vie qu'on attrape et qu'on emprisonne. C'est un souvenir qu'on veut garder pour toujours . Au fil des années elles vont nous inspirer, et elles nous procureront des émotions instantanées. Sur les visages des gens qui regardent leurs clichés on voit des sourires, des larmes, des rires, de la honte, de la joie, des ohhh! et des ahhh!. Je vous présente un blitz de photos que j'ai prises dans différentes parties du Guatemala durant le mois d'avril 2011. C'est un témoignage de la richesse du moment présent. TRANQUILITÉ:  Le Rio Dulce, calme et paisible, est un excellent endroit pour faire du kayak. (Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala) PERFECTION:  Une orchidée nous montre sa symétrie parfaite. (Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala) SIMULATION:  Ce petit lézard prétend qu'il est mort. Acroché à la branche par une griffe, il se laisse pendre et feint sa mort. (Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala) ÉLÉGANCE:  Un héron nous charme avec ses poses gracieuses. (Hotelito Perdido, Rio Dulce, Guatemala) CONTRASTE:  Des automobiles passent tranquillement devant nous dans un canal de palétuviers. (Monterrico, Guatemala) REFLET:  Reflet miroir d'un lever de soleil spectaculaire. (Monterrico, Guatemala) CALME:  Une tournée paisible dans les palétuviers à l'intérieur d'une embarcation sans moteur. (Monterrico, Guatemala) DÉCORATION:  Cette araignée affiche ses magnifiques couleurs afin d'attirer ses proies. (Laguna Lachuá, Alta Verapaz, Guatemala) REPOS:  Cette mouche aux couleurs métalliques dors au sons des bruits nocturnes. On peut aussi observer un maringouin à la gauche de la mouche. (Laguná Lachua, Alta Verapaz, Guatemala) QUIÉTUDE:  Le soleil se couche sur les eaux bleue turquoise de la laguna. (Laguná Lachua, Alta Verapaz, Guatemala) ILLUMINATION:  La chenille s'est transformée en une entité qui a des ailes pour voler. (Laguna Lachuá, Alta Verapaz, Guatemala) VIE:  Et l'univers créa le soleil, l'eau, le sol, les arbres, les nuages et les papillons. (Laguna Lachuá, Alta Verapaz, Guatemala) AGILITÉ:  Cette petite grenouille est perchée sur une branche tout juste devant la maison. (Salacuim, Alta Verapaz, Guatemala) AMOUR:  J'adore la ceiba, cet arbre gigantesque, surtout quand son feuillage prend la forme d'un coeur. (Ixloq, Alta Verapaz, Guatemala) PLÉNITUDE:  Le lever du soleil dans la forêt humide inspire la grandeur. (Salacuim, Alta Verapaz, Guatemala)  | | Lire la suite... | | Une ville aux mille et une couleurs |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Jeudi, 14 Avril 2011 | x
 C'est un lieu spécial. C'est un endroit où les couleurs, les sons, et les senteurs envahissent nos sens et nous transportent dans un monde fantatisque. Dans cet étrange univers on retrouve des centaines de producteurs, d'artisans, et de marchands qui exposent leurs marchandises multicolores. Où sommes-nous? Nous sommes dans les rues achalandées du centre-ville de Chichicastenango. Chichicastenango, érigée en montagne à plus de 1 900 mètres d'altitude, est une ville d'environ 110 000 habitants autochtones. Chichicastenango se retrouve à environ 140 km au nord-ouest de Guatemala City, la capitale du pays. Tous les jeudis et dimanches de chaque semaine des milliers de touristes déambulent dans cet ancien point de vente du peuple Maya afin de participer à cet achalandage démesuré. Se promener à l'intérieur de ce labyrinthe de kiosques et de stands à nourriture est renversant. Du jour au lendemain la ville se transforme en un centre commercial turbulent. On a l'impression que tous les habitants guatémaltèques de la région y participent. Des plus petits au plus grands Je suis toujours étonné du niveau du sens des affaires des marchands au Guatemala. Les gens sont astucieux lorsque vient le temps de négocier, et ce sans avoir des études dans le domaine. Les plus jeunes vendent presque tous les mêmes produits tissés, soit des marqueurs de pages, des porte-monnaie et des étuis à crayons. D'autres jeunes font affaires en lavant et cirant les chaussures. D'ailleurs le dimanche matin nous avons invités deux gamins à déjeuner avec nous. Ils étaient assis sur le trottoir avec leur outils à laver les chaussures et nous demandaient à manger et à boire. On peut rapidement ce rendre compte que la vie des marchands est forcément très difficile. En premier lieu, bien que le va-et-vient des clients est élevé, les ventes ne semblent pas trop l'être. Une des raisons est que la compétition est vraiment forte puisque les marchands vendent plus ou moins tous les mêmes produits. En deuxième lieu la marge de profit des ventes doit être assez maigre car les prix sont relativement bas. Et en troisième lieu ils doivent travailler très fort. Certains marchands arrivent la veille afin de commencer à installer leur kiosque pour être prêts à 6:00 du matin lors de l'ouverture du marché, soit au lever du soleil. Et durant toute la journée, jusqu'au coucher du soleil, les marchands tenteront de convaincre les uns et les autres d'acheter leurs produits. Ensuite ils doivent démanteler leur kiosque, emballer les produits dans des poches, les placer à l'intérieur d'une fourgonnette, d'une barouette, ou d'une bicyclette afin de se rendre à leur village respectif. C'est beaucoup plus facile être le touriste qui se promène à sa guise et qui se laisse impressionner avant de se décider à faire quelques achats. Ceux et celles qui auront la chance de se rendre à Chichicastenango un jeudi ou un dimanche ne le regretteront pas. À tout jamais il se souviendront de cette ville aux mille et une couleurs.     | | Lire la suite... | | L'Alta Verapaz et les grottes de Candelaria |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Lundi, 04 Avril 2011 | x
 L'Alta Verapaz est une des régions les plus impressionnantes du Guatemala grâce aux nombreux et merveilleux sites naturels qu'on y retrouve. On a qu'à penser à la Laguna Lachuá, aux piscines de Semuc Champey, aux grottes de Lanquin et de Candelaria, à la Finca Las Conchas, aux salines de Nueve Cerros, à la source de la rivière Icbolay de Rocja Pomtila, et j'en passe...
Avant de vous présenter l'Alta Verapaz et les grottes de Candelaria, j'aimerais vous faire une courte exposition des divisions géopolitiques du pays. Le Guatemala est divisé en 22 départements (departamentos) qui à leur tour sont sub-divisés en 332 municipalités (municipios). La carte ci-dessous délimite les 22 départements du territoire guatémaltèque. Vous pouvez aussi cliquer sur cette carte afin de connaître le nom de chacun des départements via le site web de wikipédia. (source --Wikipédia)Pour l'instant je vous présente seulement le nom et la description des quelques départements du Guatemala que j'ai eu la chance de connaître jusqu'à présent. Le #1: Alta Verapaz: C'est dans ce département où j'habite. C'est aussi une importante région productrice de café Le #5: El Petén: C'est un département où l'on retrouve plusieurs ruines Mayas; dont les fameuses ruines de Tikal Le #9: Guatemala: C'est le département de la capitale Guatemala City Le #11: Izabal: C'est le département où l'on retrouve le lac Izabal (le plus grand lac du Guate), le rio Dulce qui rejoint l'océan Atlantique, et la ville de Livingston où l'on retrouve une population Garifuna (descendante de l'Afrique) Le #18: Santa Rosa: C'est un département qui longe la côte pacifique du Guatemala et où l'on retrouve les fameuses plages de Monterrico
Maintenant ensemble découvrons un peu plus le département de l' Alta Verapaz et l'un de ses fameux sites naturels, les grottes de Candelaria. (vue de l'intérieur des grottes de Candelaria)
Le département de l'Alta Verapaz est situé au nord du Guatemala à quelques 200km au nord de la capitale Guatemala City (voir le #1 sur la carte des départements présentés au début de ce texte). La capitale et principale ville de l'Alta Verapaz est Cobán. Fait intéressant:"Lorsque les Conquistadors espagnols arrivèrent dans les années 1520, ils conquirent les plateaux au centre et au sud du Guatemala, mais furent repoussés dans cette région par une résistance féroce des habitants d'alors. Les missionnaires espagnols demandèrent alors la permission de convertir pacifiquement les habitants au Christianisme, ce qu'ils réussirent. De là vient le nom de la région "Verapaz" signifiant "Vraie Paix" en espagnol." -- source Wikipédia En plus de la langue espagnole on retrouve dans l'Alta Verapaz les dialectes Q'eqchi', Poqomchi et Achi. C'est un département où la majorité des habitants sont autochtones mayas. Ce qui fait que les traditions et les croyances mayas sont encore forts présentes. Et comme je le mentionnais auparavant, l'Alta Verapaz est vraiment une région où les paysages sauront vous charmer. D'ailleurs un site naturel important de la région sont "las Cuevas de Candelaria". Candelaria signifie "la rivière qui traverse un champ de calcaire". En effet à cet endroit la rivière traverse un réseau souterrain de grottes. À quelques occasions on peut observer la rivière réfléchissant ses couleurs éblouissantes depuis ses eaux peu profondes et ce jusqu'au parois rocheuses des grottes. L'effet surréel de l'endroit est magique et il y est facile de se laisser transporter dans l'ancien monde Maya en s'imaginant l'époque où ce peuple mystérieux pratiquaient des rituels à l'intérieur de ces grottes. Durant la fin de semaine du 1 au 3 avril j'ai eu la chance de visiter les grottes de Candelaria et de loger au Complexe culturel et éco-touristique des cavernes de Candeleria. Le propriétaire du site, Sergio Sierra, nous offre deux options afin de visiter les grottes: Le trajet court qui dure environ 45 minutes et le trajet long qui dure environ 3 heures. Les deux trajets se font à l'aide d'un tube gonflable dans lequel on s'asseoit afin de se laisser porter par le courant de la rivière et découvrir les différentes cavernes. Voyez ci-dessous quelques photos du sentier qui nous mène au Complexe culturel et éco-touristique, et puis jusqu'aux grottes de Candelaria.
       | | Lire la suite... | | Une petite perle au milieu de la forêt humide |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Lundi, 04 Avril 2011 | x
 À environ deux heures d'où j'habite au Guatemala, il existe un trésor. C'est un trésor peu connu de la plupart des guatémaltèques car il est bien caché tout au fond de la forêt humide du nord du pays. À l'intérieur de ce trésor on y retrouve une petite perle bleue turquoise. Puisque pour moi le trésor est facilement accessible, il n'est plus un secret alors je vais vous le présenter. Afin de me rendre à la rencontre du fameux trésor, je dois faire une heure de route dans un chemin de gravier. J'aime bien faire cette route en me tenant debout à l'arrière dans la boîte d'un pick-up et sentir les parfums tropicaux tout en regardant les beaux paysages de la région. Lorsqu'on arrive à destination une pancarte nous indique: "Bienvenus au Parc National Laguna Lachuá." D'une superficie totale de 145km² l'aire protégée du Parc National Laguna Lachuá est une zone humide protégée par la Convention de Ramsar. Ceci signifie qu'à l'intérieur du parc on retrouve une forêt primaire (forêt vierge ou intacte) composée d'une riche biodiversité faunique et florique. C'est aire protégée fait aussi partie de l'Écorégion Lachuá. Cette région est composée de 55 communautés autochtones, dont l'Aldea Salacuim où je travaille. Bien qu'il est absolument interdit d'habiter dans le Parc National Laguna Lachuá on y retrouve encore aujourd'hui quelques envahisseurs qui y vivent et y pratiquent l'agriculture. Une fois sur le site d'accueil on nous invite à suivre une petite session d'information. Ensuite on nous indique le sentier qui nous emmenera au bijoux le plus luxueux de ce trésor national, la petite perle bleue turquoise. Ainsi on doit marcher un 4km (environ 1 heure) dans cette forêt enchanteresse. Ce sera environ au centre du parc qu'on retrouvera le bijoux tant prisée par les amateurs de la nature. La petite perle bleue turquoise est de forme presque parfaitement circulaire. Ici on la nomme la Laguna Lachuá. En langue d'origine maya le mot Lachuá, écrit Li Chu Ha, signifie "l'eau malodorante". En effet l'eau de ce lac dégage une petite odeur de soufre, mais vraiment subtile. La Laguna Lachuá est un endroit idéal pour admirer la nature, profiter du soleil, se baigner dans les eaux chaudes du lac, ou encore relaxer dans l'un des nombreux hamacs ou habitations du site. Aussi la nuit, peu après le coucher du soleil, il est possible d'aller découvrir une variété impressionnante d'insectes. Tout ce qu'il vous faut c'est une lampe de poche afin d'éclairer votre chemin, un peu d'insectifuge, et de bons yeux afin d'aperçevoir les insectes, reptiles, amphibiens ou autres animaux que vous pourriez rencontrer lors de votre aventure nocturne. Un conseil: il faut toujours regarder où l'on met les pieds dans les forêts humides car les plus petites "bibittes" sont parfois les plus dangereuses! Visitez le site wikipédia suivant afin de voir davantage d'information sur la Laguna Lachuá: http://en.wikipedia.org/wiki/Laguna_Lachu%C3%A1         Voici quelques photos que j'ai prises lors d'une "chasse photographique" aux "bibittes"           | | Lire la suite... | | Au menu: Encore des tortillas! |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mardi, 29 Mars 2011 | x

"In Guatemala a meal is not a meal without tortillas" - Phillip Landmei Au Guatemala on mange beaucoup, mais beaucoup de tortillas. Ici on sert des tortillas à chaque repas. La tortilla est tellement importante que certains guatémaltèques ne voudront tout simplement pas manger ou seront démotivés s'il n'y a pas de tortillas au menu. Et en plus, tout en la mangeant, parfois on utilise la tortilla comme une fourchette ou une cuillère. Un indicateur démontrant l'importance de la tortilla au Guatemala est qu'en Q'eqchi' (langue Maya) la tortilla se prononce "qua" et le mot nourriture se prononce "quac". Cette similitude n'est pas un hasard. Les tortillas sont préparées à partir de farine de maïs et la tradition de préparer cette "crêpe au maïs" remonte à l'époque du monde des Mayas. Selon la légende Maya, les dieux auraient créés l'homme à partir du maïs, ce qui fait du peuple Maya des "hommes de maïs". Au Guatemala on dépend grandement de ce céréal qui est à la fois nutritif et qui assoupi la faim. Le maïs est encore aujourd'hui fondamentale dans la nutrition au Guatemala. On le retrouve dans la tortilla mais aussi dans une variété d'autres mets et de boissons rafraîchissantes tels les chuchitos, les tamales et l' atol. Alors puisque nous mangeons des tortillas si souvent, j'ai décidé d'apprendre à en faire. C'est après quelques conversations avec la voisine Rosemary que nous avons réussi à obtenir un cours de fabrication de tortillas. C'est donc le lundi matin 28 mars vers 10:00am, que Margarita et moi nous sommes présentés chez nos voisins. Où je devrais plutôt dire chez nos voisines. Car vous allez remarquer (voir la dernière photo) que je suis le seul homme dans cette cuisine. Ici les hommes ne mettent pas vraiment les "mains à la pâte" Alors comment fabrique-t-on ces fameuses tortillas? La recette est très simple. Elle contient deux ingrédients: La farine de maïs et l'eau. La préparation est aussi assez simple. Voici les étapes accompagnées de photos. Étape #1: Préparer le four avec le petit bois de chauffage (leña)

Étape #2: Chauffer le comal
Étape #3: Mélanger la farine de maïs et l'eau pour produire la pâte
Étape #4: Prendre un morceau de pâte et la rouler en forme de tortilla:a) On doit la rouler, l'aplatir, et ensuite en tournant la pâte dans les mains tout en l'applatissant, peu a peu la pâte s'agrandit b) Ensuite on met cette mini-crêpe dans la main, paume ouverte, et on retourne la pâte d'une main a l'autre (comme si on tapait des main), tout en l'aplatissant davantage avec la base du pouce
 Voici la tortilla de la toute mignonne Belma Judith
Étape 5: La cuisson. Laquelle de ces 5 tortillas pensez-vous que j'ai préparée? 
Étape #6: Après 1-2 minutes on tourne les tortillas de l'autre côté pour terminer la cuisson
Étape #7: Démonstration: Montrer sa face de tortilla
Étape #8: Dégustation. Après la cuisson on en profite pour manger quelques tortillas et frijoles (fèves noirs) 
Et dernière étape: Une photo de l'équipe de production!  Maintenant à vous d'essayer. Bon appétit! | | Lire la suite... | | Hacer jogging en un paisaje inspirador |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mardi, 29 Mars 2011 | x
| | Lire la suite... | | Un autre petit coin de paradis au Guatemala |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Lundi, 14 Mars 2011 | x
 Les paysages du Guatemala ne cessent de m'émerveiller. On ne peut qu'admirer ses reliefs montagneux avec ses nombreuses rivières colorées qui y serpentent, ses forêts humides délectant des milliers de plantes, d'où une quantité d'odeurs et de sons distincts s'y émanent, et enfin ses nombreux petits villages, pâturages et plantations agricoles. LANQUÍN ET LE REFUGE EL RETIRO: Les fins de semaines du 12-13 et du 19-20 mars j'ai découvert un autre petit coin de paradis du Guatemala. Durant cette période je travaillais dans la ville de Cobán alors j'en ai profité pour me rendre à deux occasions au village de Lanquín, qui se trouve à environ 3 heures à l'est de Cobán. Lanquín, qui est plus ou moins le point de départ pour se rendre à Semuc Champey, est un village touristique accueillant dans lequel on retrouve plusieurs auberges. Avant de m'y rendre on m'avait suggéré de loger au refuge El Retiro. Ce que j'ai fait, et je ne l'ai pas regretté. Les habitations au refuge El Retiro sont de belles petites chaumières et le restaurant du site se trouve tout en bas au bord de la rivière Lanquín. Durant le jour les enfants s'amusent a pratiquer un genre de "surfing de rivière" grâce au fort courant de cette rivière.  Photo #1: Les habitations du refuge El Retiro et photo #2: Un souper entre amis au restaurant du refuge El Retiro

Quelques enfants du village pratiquent le "surfing de rivière"NAGER À LA CHANDELLE: À environ une heure de Lanquín il est possible de visiter une grotte, et ce, à la chandelle. Avant d'entrer dans la grotte Kan'ba on enfile son maillot de bain, ses sandales ou chaussures imperméables, et on prépare notre caméra imperméable. Ensuite on nous remet une chandelle. C'est ainsi que nous éclairons les caves tout au long du parcours d'environ 1 heure. Avec cette chandelle (prière de ne pas l'éteindre) on marche, on nage, on escalade des murs de roches, et on glisse dans le courant des eaux de la grotte Kan'ba. Visiter les grotte de Kan'ba s'avère être une activité hors de l'ordinaire qui saura vous surprendre, vous étonnée, et vous laissée avec quelques égratignures en souvenirs! Après la visite de la grotte Kan'ba, d'une descente en tube de la riviére Cahabón, d'un saut tarzan dans cette même rivière, et d'un saut de 10 mètres depuis le sommet d'un pont (saut que je n'ai pas tenter!), on se déplace vers le fameux site de Semuc Champey.  Photo #1: Allez hop! dans la boîte de pick-up. On est en route vers les grottes Kan'ba et Semuc Champey et Photo #2: Durant le trajet on peut admirer les fabuleux paysages guatémaltèques
 Photo #1: La magnifique rivière Cahabón et Photo #2: Me voici prêt à sauter dans la rivière CahabónLES ESCALIERS TURQUOISES DE SEMUC CHAMPEY: En Q'eqchi', Semuc Champey signifie "la rivière cachée sous la roche". En effet, précisemment à cet endroit, la rivière Cahabón disparaît sous la terre et réapparaît quelques 100 mètres plus loin. Mais ce qui fait de Semuc Champey un endroit magique c'est que des piscines d'eau limpide et de couleur turquoise se sont formées au-dessus de la rivière souterraine. Ces piscines se rejoignent l'une à l'autre par un système d'escaliers. L'effet est impressionant et l'eau est rafraîchissante.       DES MILLIERS DE CHAUVES-SOURIS: On retrouve un autre système de grottes à Lanquín, tout près du refuge El Retiro. À environ 1km à l'ouest du village on peu visiter las Grutas Lanquín. La visite de ces grottes est plus ou moins impressionnante. Par contre une visite en fin de journée juste avant le coucher de soleil peut s'avérer intéressante car au fur et à mesure que l'obscurité prend place, peu à peu des chauves-souris commencent à sortir de la grotte. Les chauves-souris sortent à l'aube afin d'aller à la chasse aux insecte car pour elles c'est l'heure du repas. On se rencontre rapidement que plus la noirceur s'avance plus nombreuses sont les chauves-souris qui s'échappent de la grotte. Par moment c'est par milliers qu'elles sortent et on entend siffler l'air au-dessus de notre tête. Ce spectacle de ses mammifères volants dure plus d'une heure.     Pour davantage d'information au sujet de Lanquín et de Semuc Champey vous pouvez visiter les sites webs suivants: Lanquín: http://en.wikipedia.org/wiki/Lanqu%C3%ADnSemuc Champey: http://en.wikipedia.org/wiki/Semuc_ChampeySi vous avez le coeur à l'aventure, un détour à Lanquín et à Semuc Champey vous fera découvrir deux grottes et deux rivières qui en valent vraiment le coût. | | Lire la suite... | | Vers un nouveau monde vous présente... |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Samedi, 05 Mars 2011 | x
"Ecologistas en Acción es una organización social plural donde caben diferentes formas de vivir el ecologismo, y donde entendemos que el destino de las sociedades humanas es inseparable de los ecosystemas naturales."Depuis janvier 2010, je suis membre du groupe Ecologistas en Acción de Córdoba (España). C'est après avoir participé à quelques activités proposées et organisées par ce groupe, que j'ai décidé d'y adhérer. Ce regroupement de gens conscientisé est composé de citoyens, de professionnels, de jeunes et de moins jeunes. Ensemble ils travaillent à bâtir un monde plus juste, équitable, et durable. Voir ci-dessous l'adresse de leur site web: http://www.ecologistasenaccion.org/rubrique41.htmlJ'aimerais partager avec vous l'information des quelques derniers courriels que j'ai reçu de Ecologistas en Acción de Córdoba. Le premier communiqué est au sujet du soulèvement du monde arabe. NON À L'INTERVENTION MILITAIRE...  Voici quelques extraits que j'ai traduit du texte ci-contre: "Quand les militaires n'interviennent pas, les dictatures tombent en moins de 20 jours, Tunis et l'Égypte nous le démontrent."
"Quand les militaires interviennent, le chaos, la mort, la destruction et le viol des droits humains sont interminables, l'Irak et l'Afganistan nous le démontrent." Ce qu'on mentionne également dans ce communiqué de Ecologistas en Acción est que les interventions militaires sont des outils peu ou pas du tout fonctionnels. Mais ça on le savait déjà. À chaque conflit où les interventions militaires sont employées plusieurs effets négatifs sont engendrés. Les guerres causent des milliers de morts, apauvrissent et déstabilisent la région, et blessent physiquement et psychologiquement plusieurs générations de victimes.
L'information que j'ai trouvé la plus intéressante dans ce communiqué est: "Six jours de dépenses militaires permettraient d'envoyer à l'école tous les enfants du monde. Dans un rapport publié cette semaine on dénonce que 28 millions d'enfants dans les pays affectés par les conflits ne reçoivent aucune éducation scolaire. Si les dépenses militaires mondiales se destinaient plutôt à l'éducation, en 2015 on pourrait atteindre l'objectif de: Une Éducation pour tous." Le deuxième communiqué est au sujet de la situation nucléaire critique au Japon. Ecologistas en Acción convoque une manifestation au niveau national en Espagne afin de conscientiser la société sur ce qui se passe au Japon pourrait aussi se passer dans n'importe quel pays où l'on produit de l'énergie nucléaire. Bien que les dommages ne peuvent pas encore être évalués, nous savons déjà que les centrales nucléaires représentent un danger trop élevé pour qu'on ne commence pas immédiatement à substituer cette énergie par la production d'énergie provenant de sources propres et renouvelables.

Pour ceux et celles qui voudrait connaître davantage la ville de Córdoba vous pouvez visiter le blog que j'ai maintenu lors de mon séjour d'un an en Espagne: http://www.aulieudublog.blogspot.com/ À bientôt, SL ........................................... Poema "Tristes Guerras" de Miguel Hernandez (1941) si no es amor la empresa. Tristes, tristes.
si no son las palabras. Tristes, tristes.
si no mueren de amores. Tristes, tristes. ........................................... | | Lire la suite... | | Le Guatemala, pays de biodiversité |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mardi, 01 Mars 2011 | x
Au Guatemala, même si la plupart des lieux sont habités, la nature ici est omniprésente. On s'en rend compte dans la signification du mot Guatemala. Son nom viendrait du mot Coactlmmoctl-lan qui veut dire "le pays de l'oiseau qui mange le serpent" ou encore du mot Quauhtlemallan qui signifie "endroit avec beaucoup d'arbres". Le Guatemala est un petit pays riche en biodiversité. Sa superficie de 108,890 km² équivaut à peu près à la grandeur de la province de Terre-Neuve (115,220 km²). Savez-vous combien de Guatemala faudrait-il pour remplir le Canada? Vous trouverez la réponse à quelque part dans le texte qui suit. Alors ouvrez grand les yeux et les oreilles! C'est comme ça qu'on aperçoit les insectes, les oiseaux et les animaux quand on marche dans les forêts humides du Guatemala!
Je vous présente donc un bref aperçu du type de flore et de faune qu'on retrouve à "l'endroit avec beaucoup d'arbres". Le texte sera aussi accompagné de quelques photos que j'ai prises depuis mon arrivée "au pays de l'oiseau qui mange le serpent". L'information ci-dessous provient du dépliant du CONAP (Consejo Nacional de Areas Protegidas): Folleto sobre la Diversidad Biológica des País y la amenaza de las Especies Exóticas, Agosto 2004. Au niveau des écosystèmes, le Guatemala a des caractéristiques physiques et climatiques spéciales, lesquelles sont représentées par une variété de microclimats et de formations géographiques. Le pays est formé par 3 régions hydrographiques, 7 régions physiographiques, 14 écorégions et 66 écosystèmes. Au Guatemala on retrouve 7 lacs, 365 lagunes, 779 petites lagunes, et 33 volcans. Le pays contient 38,971 km² de couverture forestale, de laquelle 73% sont des forêts à feuilles larges, 21% sont des forêts mixtes, et 6% des forêts de conifères. La flore est composée d'environ 8,000 espèces de plantes, desquelles seulement 540 sont originaires du pays. Voici donc quelques-unes des espèces représentatives de la flore guatémaltèque: - Ceiba - Arbre national (Nom français: Kapokier ou Fromager)
- Guayacán - Arbre (N.f.: Gaïac)
- Chicozapote - Arbre (N.f: Sapotillier)
- Hormigo - Arbre (N.f.: Hormigo)
- Pino - Arbre (N.f.: Pin)
- Caoba - Arbre (N.f.: Acajou)
- Cedro - Arbre (N.f.: Cèdre)
- Cojon - Arbre (N.f.: L'arbre à fleurs jaunes)
- Monja Blanca - Fleur nationale (N.f.: La religieuse blanche)
- Flor de Candelaria - Fleur (N.f.: Fleur de Candelaria)
- Xate - Feuillage (N.f.: Xate)
Bien entendu, on retrouve aussi plusieurs arbres fruitiers tels; le bananier, l'avocatier, le palmier, l'oranger, et le limettier. Également, partout au pays on maintient des plantations de café, de maïs, de cacao, de cardamome, de chilie, et d'ananas.   (Photo #1: L'arbre national: le gigantesque et remarquable Ceiba)
  (Photo #1: La fleur nationale: la Monja Blanca)
En ce qui concerne la faune, on estime qu'au Guatemala habitent 1,966 espèces de vertébrés, dans lesquelles on retrouve 651 espèces de poissons, 122 espèces d'amphibiens, 214 espèces de reptiles, 498 espèces d'oiseaux et 189 espèces de mammifères.
Voici quelques espèces représentatives de la faune guatémaltèque:
- Mono saraguate (Nom français: Singe-hurleur)
- Mono araña (N.f.: Singe-araignée)
- Jaguar (N.f.: Jaguar)
- Manatí (N.f.: Lamantin)
- Quetzal - Oiseau national et monnaie du Guatemala (N.f.: Quetzal)
- Guacamaya roja (N.f.: Perroquet rouge)
- Tapir (N.f.: Tapir)
- Pavo de Cacho (N.f.: Oréophase cornu)
- Cocodrilo moreleti (N.f.: Crocodile de Morelet)
  (Photo #1: "Allo, je suis un bébé singe-araignée" et Photo #2: "Moi, je connais la réponse à la question. Il faut écouter ce que dit l'animal intrus qui se trouve parmis nous. Indice: il est souvent têtu")
Voici quelques mamifères et un reptile!  
 
Voici quelques oiseaux:
  (Photo #1: Le toucan et Photo #2: Le perroquet) (Photo #1: Un dindon et photo #2: D'après notre guide un quetzal)  (Photo #1: Deux beaux petits oiseaux et Photo #2: Deux geais bruns)
Au Guatemala, on retrouve aussi une multitude d'insectes. Voici un vidéo et quelques photos. Court vidéo: L'autoroute à 10 voies des fourmis coupe-feuille:  Et pour terminer, on retrouve aussi dans les villages; des poules, des chevaux, des chiens, des cochons, des ânes, des coqs, des dindes et des canards. (Hiiiiiii Haaaaaaan! Moi on me retrouve plutôt dans les villages. Ça fait 92 fois que mon maître me frappe le derrière pour que j'avance! Hiiiiiii Haaaaaaan!) | | Lire la suite... | | Tikal: Majestueux et mystérieux |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Lundi, 28 Février 2011 | x

Nous sommes le vendredi 25 février, il est 6:30am et nous marchons dans ce voile brumeux qui enveloppe légèrement le fabuleux paysage. Évidemment, ceci a pour effet de rendre encore plus spéciale l'aura mystérieuse du site de Tikal. À chaque nouveau pas que nous prenons, la brume nous laisse aperçevoir un peu plus la beauté naturelle de cet endroit sacré. L'air qu'on respire ici est pure, plaisante et rempli de secrets du passé. Plus on avance, plus on est curieux. On a vraiment hâte de voir les ruines des anciens temples Mayas!Le Parc National de Tikal a été inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979 (source Wikipédia). Encore aujourd'hui Tikal est un endroit où la nature domine toujours. Nous marchons maintenant à la bordure d'une petite lagune quand tout à coup un crocodile se met à taper dans l'eau avec un mouvement de sa bouche allant du haut vers le bas. Plus loin dans le sentier, on s'arrête une autre fois pour admirer un arbre majestueux. Le ceiba, qui est l'arbre national du Guatemala, atteint une hauteure incroyable et tout là-haut à son sommet on peut aperçevoir un parapluie de branches recouvertes de mousses vert rougeâtre. La vue de ce ceiba géant nous coupe le souffle. On prend quelques photos et on continue la randonnée. On oublie momentanément les fameuses ruines car la riche biodiversité nous capte entièrement l'attention. On aperçoit des singes hurleurs, des perroquets, des fourmis coupe-feuille, et plusieurs autres créatures bizarres. C'est alors que sans trop s'en rendre compte on arrive à la première ruine Maya.  (Photo #1: Première pyramide Maya sur le sentier et Photo #2: vue du sommet de la pyramide) Maintenant voyons ensemble un bref aperçu de la civilisation Maya. Les textes ci-dessous sont cités du site web:http://decouvertes.mooldoo.com/mayas/
Histoire: "On situe le début de la civilisation Maya vers 2600 ans avant JC. Son apogée est atteinte vers le IIIème siècles après JC. La population globale (de la civilisation Maya) a été estimée à 20 millions d'individus. Une ville comme Tikal au Guatemala ne comptais pas moins de 70 000 habitants."
Architecture: "Que construisirent les Mayas? Des palais, des pyramides (dont certaines sont parmi les plus hautes du monde), des places (où se déoulaient les jeux et les cérémonies), des bains de vapeurs (temazcal) et des fortifications. Les temples étaient situés, entre autre, en haut des pyramides. Les sciences de l'astronomie étaient si développées, que les villes étaient érigées selon la cartographie du ciel, et les bâtiments dans l'alignement du soleil." Sciences: Le calendrier Maya est très précis, avec un an de 365 jours! L'année solaire (haab) comporte 18 mois de 20 jours chacun, et un 19ième de 5 jours. Ces mois s'appellent: Pop, Uo, Zip, Zotz, Tzec, Xul, Yaxkin, Mol, Chen, Yax, Zac, Ceh, Mac, Kankin, Moan, Pax, Kayab, Cumbu et Uayeb. Du point de vue de l'astronomie, les Mayas étaient parvenus à construire des observatoires d'une grande précision. Selon nos scientifiques actuels, la précision de ces constructions, et selon la connaissance mathématique des astronomes de l'époque étaient telles qu'ils pouvaient prévoir un évènement annuel à quelques secondes (près)."
Mathématiques: "Le système mathématique (maya) est, non pas décimal (c'est à dire de 0 à 9) mais vigesimal (le changement de "dizaine" ce fait à 20). Selon les Mayas certains chiffres étaient plus sacrés que d'autres en raison du rôle spécial qu'il jouait. Le chiffre 20 en faisait partie, car il correspondait au nombre de doigts et d'orteils sur lesquels les humains pouvaient compter."
Écritures: "Les Mayas développèrent un système d'écriture très complet et parmi les plus avancés d'amérique. Ils ont écrit des textes dans plusieurs domaines (médecine, botanique, histoire, mathématique, astronomie...). En 1562, l'évêque franciscain Diego de Landa, considérant ces livres comme des "écrits du diable", décide de les brûler en public."
  (Photo #1: On peut voir le temple au haut de la pyramide et Photo #2: Un visage gravé dans la pierre)
Alors comme vous avez pu le constater en lisant un peu sur l'histoire de la civilisation Maya, ce peuple était parmi les plus avancés au monde. Bien avant l'époque technologique, ils avaient réussi à développer des outils sophistiqués, précis et fonctionnels. Maintenant, imaginons ce que nous pourrions accomplir en 2011, avec toutes les connaissances (?) que nous avons en main. Est-ce que notre société de consommation et de distraction empêche l'humain à pleinement se réaliser? Qui sait? Une solution rapide que je propose afin de diminuer nos distractions: Arrêter d'écouter la télévision...hahaha!
 (Allez-y, hop! une marche à la fois, et surtout ne regardez pas en bas!)
    (Une magnifique journée en compagnie de Desneiges, Kevin et un couple de Toronto)
La visite des ruines Mayas à Tikal est une merveilleuse aventure à vivre. Elle nous permet de prendre un recul sur notre société moderne, notre furieux rythme de vie, et notre rôle en tant qu'humain sur la terre. Et enfin, c'est sous une chaleur suffocante qu'à la fin de la visite on peut aussi se permettre de lentement apprécier une bonne bière froide! | | Lire la suite... | | Un weekend avec deux amis de Hearst! |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Vendredi, 25 Février 2011 | x
Quand j'ai su que Desneiges et Kevin étaient au Guatemala, un large sourire s'est formé sur mon visage. Yes! De la visite de Hearst dans mon nouveau pays! Sans aucune hésitation je suis allé rejoindre Desneiges et Kevin à Isla de Flores, dans la région de Petén au nord du Guatemala. Nous avons partagé de précieux moments ensemble. Je suis arrivé à Isla de Flores (l'Île aux fleurs) le jeudi après-midi, après 8 heures de route, 6 changements de mini-bus locaux toujours remplis à craquer, 2 traversés à pied de manifestants qui bloquaient la route, et une paire de sandale disparue (?). À mon arrivée à l'hotel La Unión...j'ai hâte de prendre une bière avec Desneiges et Kevin!Isla de Flores est une petite ville construite sur une île et qui est reliée à la terre par une voie routière surélevée. Ce lieu touristique est un coin de paradis. Isla de Flores est entourée du lac Petén Itza. Voici une série de photos qui rendent honneur à l'eau, au soleil, et à la belle vie quoi! (Photo ci-dessus; source: Google images)
     Mon coup de coeur de la fin de semaine; Señor Miguel, 85 ans, poète-romantique, guide touristique, capitaine de sa lanchaLa Fortaleza, et ancien chiclero. Cinq fois arrière-grand-père, Señor Miguel nous a invité, au prix de 100 quetzales chacun (12$), à une visite guidée de la réserve animale qui se situe sur une petite île à quelques kilomètres de Flores. C'est avec plaisir que nous avons accepté son invitation et avons monté à bord de La Fortaleza. Señor Miguel, el anciano, est un homme de coeur extraordinairement charmant, qui a su nous émerveiller à plusieurs occasions, autant par ses poèmes, ses sages conseils pour les amoureux, ou encore ses nombreux trucs pour vieillir en santé. J'aurai tellement aimé vous partager le poème qu'il nous a récité deux fois; " El Jaguar"    Señor Miguel aurait aimé passer plus de temps avec Desneiges
Lors du Carnaval de Flores nous avons eu la chance de regarder un défilé le samedi après-midi où les jeunes étudiantes guatémaltèques paradaient vêtues de magnifiques costumes. Il faut se rappeler que la coutume dans les pays latino veut que les gens se déguisent lors des Carnavals (Mardi gras) et non pas à l'Halloween.   Et pour terminer ce weekend de rêve en compagnie de Desneiges et Kevin...un coucher de soleil mémorable sur le lac Petén Itzal   Isla de Flores est un endroit magnifique qui vaut la peine d'être visité. Ce qui rend ce lieu encore plus attrayant est le fait qu'il se trouve à proximité de Tikal, le site touristique le plus visité du Guatemala. C'est à Tikal où l'on retrouve plusieurs mystérieux vestiges de l'ancienne civilisation Maya. Très bientôt sur mon blog, vous allez pouvoir apprécier Tikal en texte et en photos! | | Lire la suite... | | La poule, le dindon et le hamac |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Samedi, 19 Février 2011 | x
Ce samedi matin du 19 février je préparais mon petit déjeuner. Tranquillement, je fouettais le mélange à pancakes que j'allais ensuite faire cuire dans un chaudron car je ne trouvais pas la "poêlonne". Pendant que l'huile à cuisson se réchauffait dans le fond du chaudron, j'ai décidé d'aller jeter la coquille d'oeuf dans le trou à compost qui est situé à une dizaine de mètres derrière la maison. Comme de raison j'ai laissé la porte ouverte car cela allais me prendre que quelques secondes. Par contre, il faut quand même que je marche lentement et avec précaution quand je me dirige vers le trou à compost car je doit m'assurer de ne pas marcher sur un corail (serpent), une tarentule ou un scorpion. Après avoir jeter la matière organique dans le trou, je suis revenu sur mes pas. En m'approchant de la maison j'avais l'impression d'entendre un bruit à l'intérieur de celle-ci. Est-ce que j'ai de la visite? Je suis entré dans la maison et...ahh la surprise! Une poule et un dindon m'attendaient dans la cuisine. Ils se déplaçaient sur le plancher tout en vérifiant s'ils n'y trouveraient pas quelques graines à picorer. "Venga! Vamos!", je leurs ai dit tout poliment. Ils sont alors sortis par la même porte s'en trop se plaindre. "À la prochaine queridos amiguitos!"
Passer une fin de semaine complètement seul à Salacuim n'est pas une chose facile. Mon compañero coopérant chilien est présentement en vacances pour trois semaines. Donc c'est à moi maintenant d'apprendre à vivre ici. Au Guatemala il y a un dicton qui dit, "En este País solo se puede vivir loco o a verga" ou en français, "Il y a deux façons de vivre au Guatemala, vivre saoul ou vivre fou." Durant ce weekend du 18-20 février, par moment j'ai eu la vague impression de vivre selon la deuxième option: "Suis-je en train de virer fou?" Je vous présente trois courts vidéos sur ma fin de semaine du 18-20 février à Salacuim. (cliquez sur les liens Youtube ci-dessous)
Je termine le tout avec une réflexion poétique...
Provecho!
Session de lavage :http://www.youtube.com/watch?v=LHmD5evTYQY Tempête tropicale :http://www.youtube.com/watch?v=im2jh53OmJUVisite nocturne :http://www.youtube.com/watch?v=7z0JjJipcT0*****Le hamac
Le hamac se balance vers la gauche. Je me retrouve dans le moment présent, L'orchestre cacophonique de Salacuim, j'entends. L'odeur suffocante des ordures qui brûlent, c'est moche.
Le hamac se dirige vers la droite, Je réfléchi sur ma situation de vie. Ici au Guatemala, les jours, les nuits, L'injustice, la corruption, la violence; une politique maladroite.
Vers la gauche, le hamac se déplace... C'est ici que je suis, pour l'instant. Je dois le vivre avec passion ce moment, Car c'est ainsi que mon chemin se trace.
Vers la droite, le hamac s'en va, lentement. Une session de réflexion philosophique; Défis politique et crise économique. C'est bientôt l'heure du changement.
Le hamac... Gauche, droite, gauche, droite. Le réveil de la conscience humaine, À grande échelle, semer des graines, La simplicité, n'ayons pas peur, Remettons les pendules à l'heure. Tic, toc, tic, toc, tic, toc... | | Lire la suite... | | Atelier sur la gestion des connaissances |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mardi, 08 Février 2011 | x
"Nous nageons actuellement dans un flux inépuisable d'informations. L'une des principales difficultés que rencontrent les entreprises aujourd'hui réside dans le transfert des informations aux bonnes personnes au bon moment."--wikipédia Après une semaine de travail dans mon affectaction à Salacuim au Guatemala, on m'a invité à participer à un atelier sur la gestion des connaissances (GC). Ce projet de GC fut initié par le réseau des forêts modèles de l'Amérique latine (RIABM) et CUSO-VSO. But du projet:Le projet GC avait comme mission de systématiser et de partager les connaissances entre les différentes forêts modèles ( bosques modelo) afin d'améliorer l'apprentissage, ce qui servira à faciliter et à procurer un développement durable aux communautés vivant de ces ressources naturelles. Six coopérants-volontaire travaillaient sur ce projet pilote GC dans cinq forêts modèles différentes. C'est le dimanche 6 février 2011 que nous sommes arrivés au Campus universitaire CATIE à Turrialba au Costa Rica. CATIE signifie Centro Agronomico Tropical de Investigación y Ense. Bienvenu au Campus universitaire CATIEVoici maintenant un bref résumé de la semaine d'ateliers sur la gestion des connaissances. Journée #1:Activité A-Entrevue individuelle avec chacun des coopérants pour évaluer l'efficacité du projet GC. Activité B-Les coopérants et dirigeants des cinq forêts modèles participantes, exposent et expliquent leur travail / projet.    Exposition des réalisations du projet GC des différentes forêts modèlesJournée #2:Activité A-Évaluer le profil et le rôle du coopérant dans un processus de gestion des connaissances (GC) et identifier les priorités qui permettront de renforcer leur contribution. Activité B-Rétrospective du projet GC entre les dirigeants et les coopérants au sujet des attentes et des objectifs nécessaires afin d'obtenir des résultats positifs.  Quelques coopérants présentent leurs résultats Journée #3:
Activité A-Travail de groupe: regroupement des connaissances basé sur les meilleures pratiquent de gestion et d'échange des connaissances générées par le projet GC. Activité B-Plénière du travail de groupe et leçons collectives.  L'atelier GC proposait plusieurs activités de groupe Journée #4:Activité A-Évaluation finale du processus, des produits, et des outils d'échange et de connaissances. Activité B-Conclusions, compromis, et stratégies pour la suite potentielle du projet.   Journée #5: Symposium-Colloque- Geneviève Simard d'Oxfam-Québec présente une expérience de systématisation au Vietnam
- Sulá Batsu présente les éléments clefs pour construire des communautés de connaissances durables et efficaces
- Kate Roberts présente la contribution de la coopération humaine pouvant améliorer la gestion et l'échange des connaissances pour le développement
 

FIN DE L'ATELIER: J'ai bien apprécié ma présence à cet atelier de gestion des connaissances. Bien entendu, je n'ai pas pu participer à un grand nombre de discussions et faire part de tous mes commentaires car la langue espagnole représente encore une barrière pour moi. Malgré que ma progression est impressionnante! Je suis également très heureux d'avoir rencontré d'autres coopérants-volontaire, tels que:
- Pablo du Chili / Bosque Modelo Laguna Lachuá au Guatemala
- Christian du Chili / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
- Heidi de la Bolivie / Bosque Modelo Jujuy en Argentine
- Farrah du Canada / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
- Ulysse du Canada / Bosque Modelo Chiquitano en Bolivie
- Karina du Chili / Bosque Modelo Revantazón au Costa Rica
Le mot de la fin: Nous vivons vraiment dans une culture de l'information infinie. On pourrait aussi nommer cette culture; le monde des échanges intellectuelles. Jours après jours, il y a une multitude de nouvelles documentations, de nouveaux rapports et de plans stratégiques qui sont publiés. Sans aucun doute, cette culture de l'information est remplies à craquer de bonnes intentions, mais je me demande toujours qui a, ou prend, le temps de lire toutes ces publications. Je me demande aussi parfois, à quoi, et à qui servent-elles réellement. Selon moi, il y a beaucoup trop d'énergie et de temps mis au niveau théorique, académique et bureaucratique. Pendant ce temps les pauvres continuent à être pauvre. Parfois je crois que nous vivons dans un monde d'illusions où nous croyons que nos bonnes intentions suffiraient à régler tous les problèmes dans le monde. À mon avis il faudra mettre davantage d'énergie au niveau inférieur de l'échelle sociale. Comment faire? Peut-être en s'assurant de réduire les strates institutionnelles et en créant un couloir plus direct entre la théorie (l'illusion) et la pratique (la réalité) afin que l'impact des organisations humanitaires soit plus positif, rapide et efficace. Après un semaine complète à entendre des mots à répition tels que systématisation (sistematización), habilitation (capacitación), recherche scientifique (investigación) et gestion des connaissances (gestion de los conocimientos), je me pose les questions suivantes, "Est-ce que nous passons trop de temps à nous dire comment intelligent nous sommes? Devrions-nous passer davantage à l'action sur le terrain?"  | | Lire la suite... | | Période d'adaptation: Une journée typique à Salacuim |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mardi, 01 Février 2011 | x
 (Bienvenu chez nous! C'est dans cette maison de 2 chambres à coucher que j'habite avec Pablo. Pablo est aussi un volontaire à Salacuim. Il est chilien.) L'adaptation correspond à la mise en accord de l'organisme avec les conditions qui lui sont extérieures. Elle perfectionne l'organe, le rend plus apte au rôle qu'il joue dans la vie de l'individu. Elle met l'organisme tout entier en équilibre avec le milieux. -Wikipédia Comme l'indique si bien la définition ci-dessus: "L'adaptation correspond à la mise en accord de notre corps avec les nouvelles conditions", alors, que nous soyons d'accord ou non, nous n'avons d'autres choix que d'être patient avec notre corps pendant qu'il s'ajuste tant bien que mal à son nouveau milieu. Afin de mettre en lumière cette définition je vais vous présenter une journée typique de ma nouvelle vie ici à Salacuim. Mais avant de commencer, voyons ensemble quelques points intéressants sur le village de Salacuim. - Salacuim est un village autochtone Q'eqchi' (descendance maya)
- La population est d'environ 1,500 habitants
- Le village est situé dans l'écorégion Lachuá à la bordure du parc national Laguna Lachuá
- Afin de se rendre à Salacuim, il faut faire 3 longues et difficiles heures de camion sur un chemin de terre rocailleux
- Le seul service public qu'on retrouve dans ce village est la distribution d'énergie électrique
- Il n'y a pas de service de traitement d'eau et de gestion des vidanges
- Le travail ici ce fait aux champs. Il y a beaucoup, mais beaucoup de production de maïs
- On produit aussi la fèvre noir (frijol), le miel, le cacao, le cardamome, l'ananas, le chili et le coeur de palmier
- Quelques écoles primaires locales accueillent une partie des jeunes du village
- L'école secondaire la plus proche est à 4 heures du village (donc très peu accessible)
- Le village est l'hôte de deux comedors (genre de maison-restaurant), de quelques petits dépanneurs et marchés de légumes et fruits, et de deux bars
Alors sans plus tarder, vamos! Maintenant je vous présente une journée typique de ma première semaine dans ma nouvelle vie. Voyons ensemble ce à quoi mon corps doit subir afin de s'adapter. Vous allez voir que les journées commencent tôt ici. 3:00am: L'autobus qui part de Salacuim pour Cobán, klaxonne sans arrêt pour aviser les gens que le bus s'apprête à partir. (À noter que notre maison est à moins de 2 mètres de la route principale) 4:00am: Les coqs commencent à chanter...ils s'arrêteront de chanter vers 7:00am 4:05am: Un autre autobus qui passe et qui klaxonne sans arrêt sur sa route 5:00am: Les gens du village commencent à se réveiller. Certains se mettent déjà au travail dehors, et ce avec de la musique (souvent forte). La musique est omniprésente ici. 6:00am: La symphonie bruyante que dame nature nous proposent, est composée d'une quantité infinie d'oiseaux, de coqs et de chiens (les flûtes, les trompettes et les trombones) 6:05am: Mes voisins se réveillent (se sont 4 ou 5 professeurs qui habitent dans la maison jointe) et puisqu'il n'y a pas d'isolation entre les minces murs, on entend tout À 6:15am: À cette heure j'ai deux options: Option 1: Je n'en peu plus du bruit, alors je prend mon lecteur de musique mp3, j'insère les écouteurs et j'écoute quelques chansons. Option 2: Si nous l'avions prévu la journée d'avant, je me réveille et je vais courir 10km avec des collègues de travail 6:30am: Le soleil se lève (Voici ma chambre et un de mes réveil-matin naturels...les fameux COQS!) 7:30am: Je fait ma toilette...Brrrr (À Salacuim il n'y a pas d'eau chaude. Ici tout ce fait à l'eau froide) (Voici la salle de bain...le gros luxe!) 7:45am: Je prépare le desayuno (petit déjeuner) accompagné d'un bon café (Voici la cuisine) 8:30am: Je m'en vais à mon bureau dans l'édifice de la FundaLachuá 9:00-midi: Toute activité planifiée à une telle heure, se déroule une heure plus tard 1:00pm: L'almuerzo (déjeuner ou dîner). Au menu il a toujours des tortillas au maïs et des frijoles (fèvres noirs), ainsi que différents morceaux de viande 2:00-4:45pm: Petite sieste possible et ensuite retour au travail 5:00pm: La journée de travail terminée, on traverse au terrain derrière l'édifice afin d'aller jouer au football avec des jeunes de la communauté 6:00pm: Visite quotidienne de Pitchi (un chien du village qui va et vient de maison en maison). Il aime bien venir se reposer chez nous (car notre porte est toujours ouverte)  (Voici le fameux Pitchi, couché sous le banc de la table) 6:15pm: Une autre douche à l'eau froide...brrrr... 6:30pm: Le soleil se couche 6:35pm: Deux options; on prépare la cena (le dîner ou le souper) à la maison ou on retourne à la cuisine de la FundaLachuá pour souper avec quelques membres de l'équipe qui habitent ici durant la semaine. Au menu...encore des tortillas, ou autres trucs à base de maïs, et des frijoles 8:00pm: Retour au bureau pour conclure la journée de travail 9:30pm: Retour à la maison. Je me prépare un thé pour une session de relaxation et de réflexion dans le hamac  (Ahhh le hamac représente...la vrai vie! Le repos, la simplicité, la tranquilité) 11:00pm: Inspection finale avant de me coucher...est-ce qu'il y a des insectes dans mon lit?  (Je préfère ne pas vous divulguer la grandeur réelle de ces merveilleuses créatures) Et bien, j'espère que vous avez appréciez ce court aperçu d'une journée typique d'un canadien en péridode d'adaptation à Salacuim au Guatemala. À noter que je n'ai pas encore subit le coup du choc culturel...mais il m'attend sûrement quelque part. À suivre...  | | Lire la suite... | | Et ainsi commence ma nouvelle vie... |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Jeudi, 20 Janvier 2011 | x
(Ma première nuit sous la moustiquaire) C'est par un samedi matin ensoleillé que j'écris ce texte. Nous sommes le 29 janvier 2011 et je suis présentement dans les bureaux de la Fundacíon Laguna Lachuá. C'est ici que j'ai dormi hier, dans une des chambres disponible aux employés. On m'a prêté un lit car je n'avais pas encore d'endroit à dormir. Ce matin j'ai sorti du lit à 7:30am, mais c'est à 6:00am que je me suis fait réveiller, et de la manière la plus naturelle qui soit. Wow...quelle cacophonie incroyable! On aurait cru que tout les oiseaux, insectes, chiens et coqs du village voulait me montrer que les cadrans traditionnels n'avaient pas leur place ici. Après 30-45 minutes de cette symphonie, orchestrée par mère nature, les choses se sont calmer un peu. J'ai réussi à retomber endormi.
Retournons up peu en arrière. C'est jeudi soir, le 27 janvier 2011, soit après trois jours consécutifs de plus de huit heures d'automobile, que je suis finalement arrivé à Aldea Salacuim. Ce petit village autochtone, de descendance Maya, est situé dans le parc national Laguna Lachuá, dans la région de Cobán au Guatemala. C'est ici que je vais travailler durant les deux prochaines années. Certes, ce ne sera pas une expérience toujours facile mais combien riche et intéressante!
(Sur la photo, de gauche à droite: Yeny de CUSO-VSO Honduras, Vicente le conducteur, moi, et Pablo un volontaire du Chili qui travailleaussi à Salacuim)
Comme accueil j'ai eu de la chance car les jeudis soirs l'équipe de travail de la Fundacíon Laguna Lachuá prépare un asado (barbecue). Donc c'est avec beaucoup d'appétit que nous avons mangés du boeuf grillé sur la braise, ainsi qu'une salade au chou, une sauce piquante, et un plat aux tomates. Du vin rouge chilien accompagnait le tout. Mhhh quelle délice!
Ma première journée au travail fut très intéressante. Marta, une formatrice/inspectrice était au rendez-vous pour expliquer à l'équipe de production de la Fundacíon Laguna Lachuá la méthode légale afin d'obtenir une certification organique pour les producteurs de cacao de la région du Laguna Lachuá. Il y au total 112 producteurs de cacao ici. Chacun ont une parcelle d'environ deux hectares. La plupart n'utilisent aucun produit chimique pour faire pousser le cacao (car de toute façon ils n'ont pas les moyens de s'en procurer). La formatrice nous expliquait, entre autres, les façons de séparer une terre organique d'une terre voisine conventionnelle. On peut les séparer par soit, une zone tampon, un canal d'irrigation, ou encore un rang de plantes qui vont absorber les contaminants.  (Photo #1 - Vue extérieur de l'édifice de la Fondation Laguna Lachuá et Photo #2 - Vue de l'intérieur)
Après cette moitié de journée au bureau, nous sommes allés dîner et ensuite on s'est rendu au tout petit village de Rocja Pontila afin de continuer la formation sur le terrain. Nous avons visité deux plantations de cacao. Afin de se rendre aux plantations il a fallu; marché dans la boue et dans la jungle, traverser une rivière à l'aide d'une énorme chaloupe, et chasser les moustiques invisibles. Comme c'était beau et plaisant!         Les producteurs locaux de cacao étaient très amiables et accueillants. La plupart s'exprime en espagnol mais leur langue première est le Q'eqchi' (langue maya). J'ai donc eu la chance d'apprendre quelques mots de cet ancien language. Q'eqchi' (Français) Ch'owa' (Bonjour à un homme) Ch'ona (Bonjour à une femme) Chan xakwil? (Comment ça va?) Bantiosh (Merci) Wamb'i (Au revoir) | | Lire la suite... | | Un bel accueil au Honduras |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mardi, 18 Janvier 2011 | x
L'office centrale de CUSO-VSO pour les pays de l'Amérique latine est située auHonduras. C'est là où j'ai rejoint Gaëtane, une coopérante-volontaire canadienne, afin de suivre une semaine d'orientation qui nous préparait davantage avant de nous rendre à nos placements respectifs. C'est donc à Tegucigalpa, la capital du Honduras, où mon séjour de deux ans à pris son envol. Parlant d'envol, suite à une série de vols, d'escales et de retards, c'est avec peu de surprise que j'ai constaté que ma valise n'était pas au rendez-vous. En effet, elle ne s'est jamais présentée sur le convoyeur à l'aéroport de Tegus (raccourci pour Tegucigalpa). La seule chose qu'il me restait à faire: remplir le formulaire de bagages perdus, me croiser les doigts, et attendre patiemment tout en poursuivant mon séjour (et à faire du lavage à la main). La deuxième chose que j'ai constaté cette semaine, et que j'ai accepté assez rapidement, c'est le fait que l'hiver est déjà terminé pour moi (évidemment ma première constatation fut la disparition de ma valise). Ici en Amérique centrale, c'est le printemps: 25°C, ensoleillé, floraison colorée, et vocalises séduisantes des oiseaux.
Tegucigalpa est une ancienne ville minière qui est devenue la capital du Honduras en raison de la richesse qui s'y retrouvait. La ville s'est construite et s'est étendue à l'intérieure d'une série de montagnes. C'est fascinant de voir des milliers maisons construites partout dans les collines.  (Tegucigalpa ou Tegus, capital du Honduras. Population 1,3 millons)
Ma première journée à Tegus fut magique. Les propriétaires de l'hôtel où je logeais nous ont invité à célébrer avec eux, à leur maison à la campagne, dans les montagnes, l'anniversaire du doyen (75 ans) et du plus jeune de la famille (1 an). Plusieurs membres de la famille et quelques amis étaient invités à cette fête. Curieusement plusieurs d'entre eux parlaient le français. C'est sans doute parce que la propriétaire de l'hôtel est native de la région de l'Alsace en France et que leur fille habite en Belgique. La famille de l'hôtel Alsacia est totalement accueillante et hospitalière. Nous avons vraiment savouré chaque moment de cette journée mémorable. Surtout lorsqu'on nous a invité à participer à la piñata! (voir les quatre photos suivantes)
  (Photo #1 - Gaëtane à la fête et Photo #2 - Luca, 1 an, se prépare pour la piñata)
  (Photo #3 - Douglas, propriétaire de l'hôtel Alsacia et Photo #4 - moi-même à la piñata)
À partir de lundi, et ce jusqu'au vendredi, Gaëtane et moi avons passé nos journées aux bureaux de CUSO-VSO. L'équipe locale nous attendait à bras ouverts, sourire aux lèvres, et avec l'accueil typique hondurien; amiable et agréable. Cecilia, Yeny et Francisco on vraiment pris soins de nous. Le support et l'aide qu'on a reçus est impressionnant. Bravo à l'équipe de CUSO-VSO au Honduras.
Les honduriens et honduriennes sont des gens très accueillants et serviables. Mais il faut se méfier car la forte disparité sociale et le haut niveau de corruption résulte en une pauvreté et une injustice énorme. Ceci fait en sorte que, innévitablement, le Honduras, et ce, surtout dans les grands centres, est un lieu insécure où l'on ne peut pas faire confiance à tout le monde. Il est vraiment recommandé de ne pas marcher seul dans les rues, de ne pas se servir de son cellulaire, de sa caméra ou d'autres gadgets électroniques dans les rues, et d'être constamment vigilant et attentif de son entourage. Soyez très prudent! nous a-t-on dit mille et une fois. Même qu'après un bout de temps on devient presque paranoïaque.
Autres faits saillants de la semaine: -la visite du centre-ville de Tegucigalpa (cathédrale, musée, parc panoramique) -le retour surprenant et bien apprécié de ma valise! -la visite du village artisanal Valle Angeles -un dîner à la campagne avec une famille hondurienne à Valle Zamorano -l'internet wi-fi gratuit toute la semaine
 
(Gaëtane et moi à Valle Angeles et Photo #2 - Yeny et moi au Parque la Leona)
 (Photo #3 - Yeny et Cecilia à Valle Angeles) Le mot de la fin... | | Lire la suite... | | Les agents de changement |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Lundi, 27 Décembre 2010 | x
"Never doubt that a small group of concerned citizens can change the world. Indeed it's the only thing that ever has." --Margaret MeadNotre société capitaliste a réalisé des exploits sans précédent et a fait progresser le monde scientifique exponentiellement. Mais à l'aube d'un monde de plus en plus inquiétant, voici une question importante qu'on doit tous se poser: Est-ce que la structure et le fonctionnement du modèle capitalisme n'est pas maintenant quelque chose du passé?
(source: google images)
Un jour, dans un futur proche ou lointain, nous allons devoir redéfinir le modèle sociétal actuel. Et c'est ensemble que nous allons devoir le faire. "Le tout est plus grand que la somme de ses parties." -Confusius
Cette réflexion collective sera sans aucun doute engendrée par des hommes et des femmes qui croient à un avenir meilleur. Appelons-les des agents de changement. À l'intérieur de chaque communauté on retrouve toujours des agents de changement. Ce sont des gens qui veulent faire une différence. Ce sont des citoyens actifs, infatiguables et passionnés, qui ont à coeur le désir de protéger, d'améliorer ou encore de diversifier leur communauté. C'est simple, si on enlevait ce groupe de leader communautaire, petit à petit, tôt ou tard, la communauté se dissiperait et disparaîtrait.
Selon moi le rôle le plus important d'un citoyen qui veut faire une différence est celui d'agent de changement. Ces citoyens engagés jouent plusieurs rôles. Ils sont à la fois des leaders, des porte-paroles, et des rassembleurs. Ils sont présents aux rencontres publiques, ils participent aux activités sociales, ils encouragent les initiatives locales, ou encore ils pratiquent le bénévolat. On les retrouve autour des axes communautaires prioritaires: la santé, l'éducation, le bien-être, l'économie, et l'environnement.
L'agent de changement n'a pas réellement le rôle de dire aux autres quoi faire, il montre plutôt l'exemple. Il influence les autres par ses actions positives.
Une façon d'augmenter le nombre d'agents de changement c'est en organisant des activités d'engagement qui auront comme effet d'encourager la participation communautaire (conférence, tables-ronde, forum de discussion, café-causerie, session porte-ouverte, etc.)
L'engagement communautaire c'est un processus actif d'apprentissage continue. Le but de la participation et de l'engagement des communautés est d'éduquer et d'accroitre les connaissances et les compétences des citoyens afin de développer un sentiment d'appartenance et une prise en charge des décisions et des résultats désirés.
En bout de ligne, la participation communautaire, connue comme l'approche "bottom-up" est un processus de gouvernance locale qui encourage l'innovation, la créativité, la résolution de problèmes, la découverte de solutions, ainsi que l'amélioration des systèmes et des services. Ce sont des approches qui promeuvent le changement à partir de la base de la société. Le pouvoir réel appartient à chacun de nous, donc c'est à la base de la société que les efforts devront être fait pour changer notre façon de penser, de voir et de faire les choses.
Ce court vidéo-animé est fort intéressant. Il explique en dix minutes l'histoire du monde capitaliste et met à l'évidence ses faiblesses et ses défauts. RSA Animate - Crisis of Capitalism | | Lire la suite... | | Le Guatemala: un portrait pré-départ |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Dimanche, 05 Décembre 2010 | x
 (source: google images)
"As the birthplace and heartland of the ancient Maya, the country is in many ways defined by the legacy of this early civilization" --The Rough Guide to Guatemala
Dans une prochaine publication sur ce blog je vais vous présenter plus en détail mon projet de deux ans au Guatemala, mais pour l'instant, puisqu'il est recommandé de commencer à connaître un pays avant d'y aller, je me fais un plaisir de vous présenter un portrait pré-départ de ce pays latino-américain, bien que je n'y ai encore jamais mis les pieds.
Une des premières choses qu'on entend lorsqu'on parle du Guatemala c'est, "Tu feras attention, c'est un pays dangereux!" En contre-partie, j'ai aussi entendu dire que le Guatemala est un pays enchanteur et magique où règne une atmosphère mystique. Je crois que le danger nous guette constamment, et ce, partout dans le monde. Donc c'est certain que dans des pays étrangers, il faut faire confiance à notre instinct et être toujours conscient et alerte face aux différentes situations qui se présentent.
Le Guatemala fait parti de l'un des 7 pays de l'Amérique centrale. Situé au sud du Mexique, le Guatemala est cotoyé à l'est par Belize, au sud-ouest par l' El Salvador et au sud par le Honduras. Les océans Pacifique et Atlantique touchent aussi les côtes du Guatemala. 
(source: google images) Le relief montagneux du Guatemala est caractérisé par plus de 30 volcans, dont quelques-uns sont encore actifs. Le Guatemala, pays du printemps éternel, est également lieu à différentes zones géographiques et donc de microclimats. On y retrouve des zones côtières, montagneuses, de forêts tropicales, de forêts de nuages (cloud forest), et de plateaux. Chaque zone a son climat particulier. Ainsi en peu de temps, à l'intérieur du même pays, les touristes peuvent vivre différentes expériences, toute aussi enrichissante les unes que les autres. Le Guatemala est aussi reconnu comme le berceau et le coeur de l'ancienne civilisation Maya. Encore aujourd'hui plusieurs vestiges de ce "peuple du maïs" sont encore présents un peu partout sur le territoire guatémaltèque, mais surtout dans la région de Petén.  (source: Google images)Après l'arrivée des espagnols au XVIe siècle et suite à des conflits entre les différentes tribus mayas, la civilization Maya disparait rapidement et mystérieusement. Elle laisse aussi comme trésor son fameux calendrier qui se termine en 2012...
Le Guatemala obtient son indépendance de l'Espagne en 1821, et sa devise devient Liberté. Pays instable pendant plusieurs décennies, le Guatemala s'est sortie d'une guerre civile en 1996, après 36 ans de conflits entre les guérillas et le gouvernement. On peut dire que le Guatemala est, depuis cet accord de paix, relativement stable.
Pour les adeptes de l'aventure, le Guatemala s'avère un pays très intéressant. En plus de découvrir une faune et une flore incroyablement diversifiée, les touristes auront la chance de visiter des ruines Mayas, d'escalader des volcans, de faire des expéditions pédestre dans la jungle, de pratiquer des sports extrêmes tels le kayak, le rafting ou la plongée, ou encore de faire du shopping dans l'un des nombreux marchés hauts en couleur.
Faits divers: - La langue parlée est l'espagnol, mais on y parle aussi des langues locales tels le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi.
Le tourisme est la source de revenue la plus importante du pays. Suivent la production et la vente de café, de sucre, de vêtements et de bananes. La saison des pluies se situe entre les mois de mai et d'octobre. La moyenne de température se situe entre 19 et 22 degrés centigrades Les hautes saisons de tourisme sont soit entre décembre et mars ou encore entre juillet et août. Si on observe le drapeau du Guatemala on y aperçoit le quetzal. Cet oiseau majestueux, qui selon les sources est très difficile à voir dans la nature, est aussi le nom de la monnaie du Guatemala. La population du pays est d'un peu plus de 13 millions. La capitale, et la seule ville métropolitaine du pays, est Guatemala City Endroits à visiter: Antigua, Chichicastenango, Lago de Atitlán, Quetzaltenango, Copán, Tikal et bien entendu Cobán!
Et pour terminer, voici quelques liens qui présentent d'autres faits intéressants au sujet du Guatemala: http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Guatemala http://fr.wikipedia.org/wiki/Guatemala http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/guatemala.htm
Le GUATEMALA, un pays à découvrir! | | Lire la suite... | | La magie du moment présent |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Mercredi, 06 Octobre 2010 | x
 "Nothing ever happened in the past; it happened in the Now. Nothing will ever happen in the future; it will happen in the Now" Eckhart Tolle, The Power of Now Si il y a un livre que tout le monde devrait lire c'est, "Le pouvoir du moment présent" / "The Power of Now" de Eckhart Tolle.
Cet important ouvrage écrit en 1999 par Eckhart Tolle, un maître spirituel, décrit d'une façon simple et intéressante comment nous pouvons tous vivre et profiter du pouvoir du moment présent. Tout au long de la lecture on y apprend, et on y découvre avec de la pratique, que la magie de la vie se retrouve dans l'espace et le silence que nous procure le moment présent. "Find the narrow gate in your life. It is called the Now. Narrow your life down to this moment. Your life situation may be full of problems - most life situations are - but find out if you have any problem at this moment. Not tomorrow or in ten minutes, but now. Do you have a problem now?"-Eckhart Tolle, The Power of Now
Tolle nous rappelle que c'est en devenant observateur de nous-mêmes qu'on réalise à quel point nos pensées nous contrôlent et nous emmènent constamment entre le passé et le futur. Ce qui fait que nous ne sommes pratiquement jamais réellement présent. On apprend que c'est seulement lorsque notre présence est dans le "ici-maintenant" que nous pouvons; 1) être nous-même, 2) apprécier chaque moment de notre vie, 3) accepter les situations, positives ou négatives, telles quelles sont, sans les juger et sans s'y accrocher, afin de 4) évoluer en tant qu'humain. On réalise que nos pensées s'interposent toujours. Elles sont souvent liées au passé et/ou elles veulent connaître le futur. Elles nous font manquer le moment présent. Là où la vie existe vraiment, c'est dans l'ici-maintenant. C'est dans ce moment où l'on cesse de critiquer ce que la vie nous présente car on la dissocie du passé ou du futur. L'outil qui nous permet de s'auto-observer se nomme la conscience. Cet outil nous permet d'évaluer de façon objective notre comportement externe et interne face à des situations de vie de tous les jours. "Awareness is the greatest agent for change." -Eckhart Tolle, The Power of Now
Pourquoi devrions-nous être plus conscient? À quoi ça sert? Premièrement notre conscience nous permet d'évaluer notre état d'esprit mental, physique, émotionnelle et spirituelle. Assez rapidement cette évaluation peut nous rendre plus paisible avec nous-même et notre entourage. Quand on vit à partir de notre conscience et non de notre conditionnement, nos pensées, ou notre ego on accepte alors ce qui ce passe autour de nous. En acceptant notre situation, on accepte celle des autres. On ne cherche plus les conflits, le contrôle, le pouvoir, la supériorité, etc. On cesse d'être des victimes. On devient soi-même, une entité humaine en harmonie avec le maintenant. Seule la conscience peut nous permettre de retrouver cette magie et cette paix que nous offre le moment présent.
Comment devenir conscient?La façon la plus simple de réveiller notre conscience est de porter attention à notre respiration. -Inspirer: sentir l'air entrer dans nos poumons et sentir notre abdomen se contracter. -Expirer: sentir l'air sortir de nos poumons. Sentir notre abdomen se décontracter. En se concentrant sur notre respiration on est dans le moment présent. Si des pensées surgissent, observez-les seulement. Ne vous y accrochez pas. Revenez à votre respiration.
Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire un article sur une technique de respiration consciente.
Cliquez sur le lien ci-dessous pour visionner un court vidéo-clip sur le moment présent:
Voici d'autres livres intéressant sur la force du moment présent: -A New Earth (Eckhart Tolle) -Understanding Our Mind (Thich Nhat Hanh) | | Lire la suite... | | Vers un nouveau monde: 10 idées |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Vendredi, 24 Septembre 2010 | x
"L'homme par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouirde tout ce qui est à sa disposition, en un mot par son insouciance pour l'avenir et pour ses semblables, semble travailler à l'anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce." Jean-Baptise Lamarck, 1820Cette société "moderne" dans laquelle nous vivons est une invention humaine. Il s'agit d'une expérience que l'homme a initiée suite à la découverte des énergies fossiles. L'histoire nous indique que chaque grande découverte (ex: le feu, l'agriculture, la roue, le pétrole) nous amène à une nouvelle conception de la société. Aujourd'hui nous vivons dans une société dépendante au pétrole. Nous sommes conscients des effets destructeurs de nos modes de vies, mais nous ne sommes pas tout à fait prêts à changer nos habitudes. Nous vivons encore dans cette illusion, et ce faux espoir, que la croissance et la richesse économique sont perpétuelles et que la consommation de matériel nous procure le vrai sens à notre vie. Plusieurs environnementalistes, journalistes, économistes, politiciens et citoyens concernés croient que si nous continuons à encourager le système économique tout va s'écrouler. Espérons que ce ne sera pas la fin du monde vivant, mais plutôt la fin de ce monde matérialiste irréel. D'un côté plus positif, nous voyons déjà plusieurs individus qui modifient leur façon de vivre, et qui travaillent vers un développement durable afin d'assurer aux générations futures une planète terre vivable. Collectivement nous détenons beaucoup de pouvoir et pouvons exercer une influence qui faciliterais notre transition vers un nouveau monde... Voici 10 idées que je propose et qui pourrait illuminer notre conscience collective:1- Voyager ou travailler dans un pays plus pauvre que le nôtre Ceci nous permet de prendre un recul sur la superficialité de notre vie. On réalise à quel point le matériel contrôle notre vie. Nous sommes en effet des prisonniers du système économique et du monde de la consommation. La société "moderne" préfère se perdre dans l'illusion que l'argent représente la richesse. 2- Faire une longue marche (exemple: le chemin de Compostelle) Marcher est une façon très facile et peu dispendieuse de retrouver la profondeur en soi-même. La longue marche est un outil qui éveil notre conscience et qui nous permet de repositionner nos valeurs comme humain. Le chemin de Compostelle accueil près de 200,000 personnes chaque année. C'est un endroit ou les gens échangent des expériences de vies incroyables. 3- Réduire le temps de télévision (surtout les bulletins de nouvelles et les séries de télé-réalité) Est-ce que j'ai besoin de connaitre toutes les choses négatives qui se passent sur la planète? Est-ce que nous avons besoins de savoir qu'il y a eu trois autres victimes d'un attentat à Bagdad? Est-ce que je suis en paix quand j'écoute les bulletins de nouvelles? Souvent les nouvelles nous fâchent, nous stressent, et nous découragent.
Écouter les émissions de télé-réalité c'est comme si on vivait le rêve des autres. Lorsqu'on ferme la télé on commence à vivre nos propres rêves. On a beaucoup plus de temps pour créer, jouer, socialiser, profiter du silence, etc. 4- Se donner une plus grande liberté de vie
Nous vivons à un rythme effrené. Nous trouvons que tout va trop vite, mais quand on se retrouve sans rien à faire, on panique. Donc tranquillement, pourquoi ne pas commencer à diminuer nos heures de travail, à être moins structurés, à ne pas avoir d'horaire trop précise. C'est en ralentissant un peu qu'on s'aperçoit que nous ne sommes pas vraiment libre dans la société.
5- Créer nos propres choses Comme on se sent bien après avoir travailler et fabriquer quelque chose avec nos mains. On peut soit cultiver ses propres légumes, écrire ses propres livres, fabriquer ses meubles, faire sa propre bière, composer ses propres chansons, et ainsi de suite. Utiliser notre créativité c'est enrichissant et ça nous laisse moins le temps de nous ennuyer et d'aller dépenser notre argent pour encourager les grosses entreprises. 6- Dépenser moins
Pour dépenser il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent il faut travailler. C'est simple, en dépensant moins, on n'a pas besoin de travailler autant. Cela nous donne plus de temps pour pratiquer nos loisirs, et aussi ça nous enlève le stress de toujours avoir le sentiment qu'on a besoin de plus d'argent.
7- Faire le ménage du passé À tout les printemps, prenons l'habitude de se débarrasser des choses qu'on n'a pas utilisé durant la dernière année. L'accumulation de matériel équivaut à un poids physique et mental. Plus on a du matériel, plus on accumule le passé sur nos épaules. Donc, si on dépense moins, et qu'en plus on débarrasse nos remises, garages et salles à débarras, nous allons nous sentir beaucoup plus léger et moins prisonnier du matériel. 8- Passer plus de temps dehors avec la nature
La nature nous permet d'apprécier les petites choses. C'est alors qu'on réalise que l'essence de la vie réside à même les fleurs, les arbres, les insectes, les animaux, etc. Ce sont les éléments de base qui font qu'on existe; le soleil, l'air, l'eau et la matière organique (le sol). Profitons de cette énergie primaire au lieu de toujours s'entourer d'énergie inerte comme les i-pods, les cellulaires, les télés, les jeux vidéos et tout le reste des objets matériel. 9- Passer plus de temps avec soi-même
Quoi? Passer du temps avec moi-même. Qu'est-ce que c'est que ça? Si je commence à me parler tout seul, ça va pas bien. Et oui, ça semble toujours un peu bizarre d'être seul et en silence. Le but c'est d'être conscient de notre état mental, physique et spirituel. Ceci peut nous permettre de vérifier si nous sommes en harmonie avec nous-même et avec les gens de notre entourage. Ceux qui ont peur de se regarder, aurons de la difficulté à trouver la paix intérieur, et de profiter d'un outil extraordinaire que nous avons tous: la conscience
10- Passer plus de temps avec la famille et les amis À la fin de la journée le plus important c'est notre famille et nos amis. C'est grâce à eux qu'on peut mettre en pratique toutes ces belles valeurs qui nous habitent: partager, aider, écouter, aimer! | | Lire la suite... | | CUSO-VSO: La coopération-volontaire internationale |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Vendredi, 24 Septembre 2010 | x
 "CUSO-VSO est un organisme à but non lucratif qui fait appel à des coopérants-volontaire.""Nous plaçons des coopérants de tous âges qui possèdentles compétences professionnelles et la souplesse requisespour aider les gens de certains des pays les plusdéfavorisés du monde à se prendre en main.""La vision de CUSO-VSO est celle de monde exempt de pauvreté où les gens collaborent pour réaliser leurplein potentiel. La méthode que nous utilisons pour promouvoir le développement international est le volontariat."Quelle est la différence entre le bénévolat et le volontariat? Voici une description provenant de Wikipédia: "Le volontariat se distingue du bénévolat car il s'agit d'une activité à temps plein, incompatible avec le salariat. Il est ainsi possible de percevoir une indemnité de subsistance. Le statut de volontaire permet également de bénéficier d'une protection sociale."
Pour moi le bénévolat et le volontariat c'est le partage à son état pur. L'argent n'y est pour rien. Il s'agit de l'action d'un individu qui désire partager ses compétences et ses connaissances afin d'aider un autre individu, un groupe, une organisation, une communauté ou un pays à exister et à développer son potentiel.
Je crois que j'ai toujours pratiqué une forme de bénévolat dans le sens de continuellement vouloir aider les autres. Mais ce n'est que plus récemment que je m'investi dans du bénévolat communautaire organisé. En effet, je dirais que j'ai environ 5 ans d'expérience en tant que membre actif dans un comité de bénévoles. Soit comme directeur dans un conseil d'administration ou en tant que membre d'un exécutif.
Quand on est actif au niveau du bénévolat, en plus de partager nos compétences et nos connaissances, on donne beaucoup de notre temps. Mais on reçoit tellement en retour! Que reçoit-on? Pas de l'argent. Mais de la reconnaissance, de l'appui, de l'expérience, de l'amour, du plaisir, des sourires, des rires, des encouragements, des Mercis!
Le potentiel du bénévolat et du volontariat au niveau international est immense. Pourquoi? Parce que ceux qui ont la chance d'en faire vont retrouver les valeurs essentielles de l'humain. Les vraies valeurs qui font que l'homme se réalise complètement (son potentiel). On se rend compte que l'argent est superficiel et que le degré de satisfaction que l'argent nous procure est, justement, superficiel. Tandis que c'est ce partage d'amour, de compassion, d'entraide, et de bonheur qui transforme l'homme en un être profond et sage!
Voici un court vidéo-clip intéressant (cliquer sur le lien ci-dessous): What really is important  | | Lire la suite... | | Je traverse le nord de l'Espagne un pas à la fois! |  |  |
| Écrit par Stéphane Lapointe | | Vendredi, 24 Septembre 2010 | x
    "When we practice walking meditation, we arrive in every moment— We arrive at the destination of life. The present moment is a destination." Thich Nhat Hanh Me voilà à St-Jean-Pied-de-Port en France, au pied des Pyrénées. Nous sommes le 3 juin 2010, et vers 8:00 du matin je fais mon premier pas sur le Chemin de Compostelle (El Camino de Compostela). Je pars seul avec mon sac-à-dos. Je pars sans attente. Ce sera une marche du point A au point B. Un total de plus de 900 km de marche seront parcourus jusqu'à mon arrivé à Muxia, sur la côte espagnole de l'océan Atlantique.
Mais attendons un peu. J'avais quelques attentes. 1) Me rendre au point B, soit l'océan Atlantique, et; 2) Être réceptif à ce que ce "Chemin des étoiles" allait me présenter sur mon parcours. J'arrive à Muxia le 26 juillet 2010 vers 19h00. Un seul mot pour décrire cette marche de 50 jours; Extraordinaire!
Suite à mon parcours de 7 semaines sur le "Chemin des gens communs", je vais en profiter pour vous partager quelques conseils et réflexions qui, selon moi, pourront enrichir votre expérience.Voici un échange entre Stéphane "pré-camino" et Stéphane "post-camino":
Q: Qu'est-ce qu'il y a de si extraordinaire que ça avec cette marche? R: La magie. Ce "Chemin millénaire" est magique. (attention: ici je parle de la magie de la vie, pas de la magie de spectacles)
Q: Pourquoi ce chemin est magique? R: Parce que nous y retrouvons l'essentiel de la vie. Q: Ah bon! C'est quoi l'essentiel de la vie? R: C'est la simplicité. Rien d'autre que de vivre en harmonie avec nos 5 sens totalement éveillés, qui se fait grâce à un 6ième sens; la conscience. C'est ça la magie de la vie. Q: La magie, elle se cache? R: Non. La magie de la vie est toujours là. C'est nous qui nous cachons.
Il faut donner de l'espace à la magie pour qu'elle prenne forme. Q: De l'espace? R: Oui, surtout dans notre tête. Nous vivons souvent de préoccupations du passé et/ou du futur. La magie elle prend forme seulement dans le moment présent. Et il passe vite ce moment.
Q: D'accord. Alors, comment fait-on pour vivre le moment présent? Il faut limiter les distractions. J'explique... Dans le monde de tous les jours, nous avons beaucoup de distractions. La télé, le cellulaire, l'ordi, le i-pod, les médias, les publicités, le stress au travail et à la maison. Tout va trop vite!
Quand on fait cette randonnée pédestre, on a beaucoup moins de distractions. Même très peu. Nous avons notre sac-à-dos, et notre corps (partez le plus léger possible et écoutez votre corps pour limiter les douleurs physiques). Votre corps veut s'arrêter, alors arrêtez-vous! Vos pieds ont chauds? Assoyez-vous sur le gazon, déchaussez-vous, mettez vos pieds à l'eau dans un ruisseau, ou faites-les sécher à l'air. Votre genoux gauche vous fait mal, ralentissez, massez-le, modifier votre façon de marcher...peu importe. Il faut que votre corps soit respecter si vous voulez que la magie apparaisse. ET puis il faut aussi laisser de l'espace autour de nous. Nos environs! En d'autres mots, il faut créer un silence autour de nous. Ceci signifie marcher seul par moment, à notre propre rythme (très important).
Q: Bon, maintenant que j'ai peu ou pas de distractions, c'est là que ça commence la magie? R: Oui! Il faut saisir toute les occasions pour aiguiser nos 5 sens: Regarder, sentir, toucher, écouter et goûter à la nature. Elle est là la magie. La nature ce n'est pas seulement les arbres, les fleurs et les papillons. C'est aussi le soleil, les nuages, les étoiles, les roches, le vent. Si nous marchons à notre propre rythme, sans distractions, et avec aucune attente, la nature va nous présenter des cadeaux, des surprises. Encore une fois, ces moments magiques sont toujours là, mais on ne les voit presque jamais parce qu'on ne vit que très rarement dans le moment présent.
Q: Donc je part avec le moins d'attente possible, je marche à mon rythme, je limite mes distractions, c'est tout? R: C'est ça. Aussi on fait certain de prendre le temps qu'il faut. Si possible, avant notre départ, on dit à notre patron, "Je serai de retour seulement lorsque j'aurai terminé ma marche. Je ne connais pas la date de mon retour. Au plaisir!"
Il faut essayer aussi de partir avec un surplus d'argent en cas d'imprévus. L'argent est aussi une source de distraction que l'on doit éliminer. Voici d'autres conditions nécessaire afin de vivre cette magie: -Apprécier le silence. Il y a tellement d'énergie dans le silence; la création est dans le silence. -Dans les sentiers, il faut prendre son temps. Rappelons-nous que marcher lentement ça va aussi vite que rapidement. Faites-en l'expérience. Observez les autres marcheurs. -Planifier le moins possible. Vivre l'imprévu. Etre flexible avec notre horaire. -Marcher le plus de temps possible. Les premières semaines sont plutôt nécessaire à l'adaptation. Essayer de marcher pendant au moins 1 mois. Moi, c'est après 3 semaines que mon chemin a vraiment pris forme. -Marcher à notre propre rythme. Il ne faut pas suivre les autres seulement pour les suivre. N'oublions pas, qu'on n'est jamais seul. -Essayer de trouver nos miroirs. Les rencontres avec "nous-mêmes" sont importantes. -S'arrêter souvent. Prendre des pauses. Visiter des endroits hors du chemin. Improviser. Q: En tout cas, tout ça semble bien intéressant. Que retiens-tu de cette marche? R: Ce que je retiens de cette marche: -Nos pieds sont nos meilleurs amis. -La vie c'est comme la marche. On avance un pas à la fois. -Le goût de vouloir continuer à marcher, encore et encore, aller toujours plus loin. -On peut vouloir être seul, on n'est jamais seul, et à la fin on ne veut plus être seul. -Le retour aux valeurs de base (le partage, l'entraide, la compassion, l'amour inconditionnel). -Les marcheurs (pèlerins) s'acceptent pour qui ils sont vraiment. Cet incroyable échange de confiance créé un environnement de guérison. -La nature représente la sagesse en nous. -Comment loin on peut aller à faire seulement un pas à la fois, aussi lent soit-il...
Q: Est-ce que tu veux retourner marcher ce chemin? R: Absolument!
______ Alors comme vous avez pu remarqué, je n'ai pas parlé de faits vécus concrets, de l'histoire du Chemin, des choses à ne pas manquer, des détails techniques, des distances à parcourir, des trucs à, ou à ne pas apporter. Oui c'est très important de bien se préparer avant une marche, mais prendre le temps de vivre la magie du moment présent, c'est tellement plus enrichissant! Un nouveau souffle...
Vers un nouveau monde
BUEN CAMINO!
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